À l’écoute de Rousseau. Conférences de François Jacob

samedi 22 juin 2013 14h

Commissaire de l’exposition multimédia Nota Bene: de la Musique avec Rousseau, François Jacob reprendra, pendant la Fête de la Musique, une série de conférences tenues à la MRL cet hiver.

Samedi, il sera question de la place qu’occupe la musique dans la vie de Rousseau, de ses réflexions théoriques et enfin de la « Querelle des Bouffons » à laquelle il a pris part. Dimanche, François Jacob nous présentera les différentes compositions du Citoyen de Genève ainsi que celles des Romands qu’il a inspiré.

L’exposition Nota Bene: de la Musique avec Rousseau à la Bibliothèque de Genève a été prolongée jusqu’au 29.06.2013.

Entrée libre

Samedi 22 juin, 14h: Acte I: De la musique avant toute chose

Dans la première conférence, François Jacob exposera le rôle prépondérant dans la vie et l’oeuvre de Jean-Jacques, depuis le souvenir de tante Suzon qui lui a donné, dès le départ, «le goût ou plutôt la passion pour la musique», jusqu’à ces innombrables copies de partitions qui ont assuré à Rousseau un revenu certes modeste, mais suffisant pour vivre en toute indépendance.

Samedi 22 juin, 15h : Acte II : Des chiffres et des notes

L’un des premiers actes «officiels» de Rousseau, alors qu’il arrive à Paris en 1742, est la présentation de son système de notation musicale chiffrée à l’Académie des sciences. Il en tirera son premier ouvrage théorique intitulé Dissertation sur la musique moderne. Suivent de nombreuses activités qui confirment la valeur de Rousseau en tant que théoricien de la musique : rédaction des articles de musique pour l’Encyclopédie, puis du Dictionnaire de musique, intervention dans les querelles musicales de son temps…

Samedi 22 juin, 16h: Acte III: Vingt ans de querelles

Quelle est la valeur de l’opéra français ? Faut-il s’inspirer de la musique italienne ? Ces questions, qui agitent Paris dans les années 1750, seront au cœur de cette troisième conférence.

«Je crois avoir fait voir qu’il n’y a ni mesure ni mélodie dans la musique française, parce que la langue n’en est pas susceptible ; que le chant français n’est qu’un aboiement continuel, insupportable à toute oreille non prévenue… D’où je conclus que les Français n’ont point de musique et n’en peuvent avoir ; ou que si jamais ils en ont une, ce sera tant pis pour eux.» C’est par ces termes que Rousseau achève sa Lettre sur la musique française (1753) et qu’il se lance dans la célèbre «Querelle des bouffons». Ses adversaires n’ont qu’à bien se tenir…

Dimanche 23 juin, 15h: Acte IV: Si on chantait

Le devin du village, présenté devant le Roi à Fontainebleau en 1752, connaît un très grand succès. Alors qu’il avait déjà enchanté Louis XV, il fait toujours l’objet, nous dit La Harpe, d’un véritable triomphe vingt-cinq ans plus tard: «Dès qu’on a entendu les premières mesures de l’ouverture, la salle a retenti d’acclamations; on battait des pieds et des mains, et cette ivresse a duré pendant toute la pièce.» C’est à peu près à la même époque que Rousseau compose Daphnis et Chloé, pastorale en deux actes, et qu’a lieu, à la Comédie-Française, la première parisienne de Pygmalion, scène lyrique à l’origine du genre du mélodrame.

Dimanche 23 juin, 16h: Acte V: Rousseau romand

En quoi Rousseau a-t-il influencé la musique romande? Lors de cette dernière conférence, François Jacob interrogera la réception de son œuvre musicale en Suisse.

Bon nombre de compositeurs, tous plus ou moins liés à cet événement hors du commun qu’est la Fête des Vignerons de Vevey, se sont en effet référés à Rousseau. C’est le cas de Gustave Doret, qui lui a consacré plusieurs écrits. C’est encore celui de Jean Balissat, musicien vaudois récemment disparu, et qui a imaginé, à partir des airs du Devin du village, une Promenade avec Jean-Jacques Rousseau pour ensemble à cordes. Et que penser de Philippe Fénelon venu créer, à Genève, en septembre 2012 un opéra intitulé JJR (Citoyen de Genève) ?

 

À l’écoute de Rousseau. Conférences de François Jacob

Entrée libre.

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