ANNULÉ – Patrick Chamoiseau intime

Patrick Chamoiseau, l’une des voix les plus influentes de la Caraïbe et de la littérature contemporaine, sera parmi nous les 19 et 20 mars. Deux rendez-vous axés sur deux thèmes différents. Ces rencontres sont menées par Jérôme David, en collaboration avec le Bodmer Lab.

Comment l’intimité rime-t-elle avec l’altérité, le monde et la grande histoire dans l’œuvre de Patrick Chamoiseau ? C’est ce qu’aborde ici l’auteur de Texaco, prix Goncourt 1992.

Entre 1990 et 2005, Patrick Chamoiseau a écrit trois livres autobiographiques : Antan d’enfance, Chemin-d’école, A bout d’enfance. L’écrivain y révèle sa langue poétique et son art de conteur hors pair. Loin de tout narcissisme, ces textes traversent des thèmes qui lui sont chers : la créolité, le mélange des origines, l’injustice sociale, le racisme, la domination des peuples…

En 2016, il signe La matière de l’absence, un nouveau roman écrit à partir de la mort de sa mère. Mais c’est là encore l’occasion de dépasser l’événement personnel pour parler de l’histoire des Antilles, de ses mythes, de ses rites et de sa créativité.

ANNULÉ – Mathias Howald | Album de soi

Quelle image souhaitons-nous donner de nous-même ? Et quelles images de nous sont produites indépendamment de notre volonté ? A partir de souvenirs, de photographies de famille ou encore de lectures, vous traverserez cette fascinante thématique en compagnie de l’auteur Mathias Howald. Durant cet atelier, vous réaliserez des petits livres individuels, composés de chapitres écrits selon différentes consignes inspirées par les démarches d’écrivaines et d’écrivains tels que Marguerite Duras, Annie Ernaux, Georges Perec, Robert Walser et Hervé Guibert.

MATHIAS HOWALD
Né à Lausanne en 1979, Mathias Howald a suivi des études de Lettres et enseigne aujourd’hui l’anglais au gymnase. Son premier roman, Hériter du silence (éd. d’autre part 2018) a rencontré un bel écho auprès du public et de la critique. Il a obtenu le Prix du Public RTS 2019. Parallèlement à sa pratique d’écriture personnelle, Mathias Howald est membre du collectif Caractères mobiles, avec lequel il vient de publier Au Village, également aux éditions d’autre part.

ANNULÉ – Projet XVII: Lautréamont-Maldoror

Après avoir mis en voix et en musique les vers de Baudelaire, Guillaume Pidancet et Michael Borcard s’emparent des sulfureux Chants de Maldoror pour une lecture performative, aux vibrations électro-poétiques. Vertige garanti, dans le cadre du sémillant Printemps de la poésie et en partenariat avec l’Abri.

Œuvre inclassable et provocante écrite dans une prose poétique, texte de référence pour les Surréalistes, Les Chants de Maldoror fascinent. Rédigé par le Comte de Lautréamont – alias Isidore Ducasse – dans la deuxième moitié du 19e siècle, ce bijou noir de la littérature suit l’errance de son protagoniste Maldoror, un être satanique doublé d’un archange du Mal en guerre contre Dieu. Des six chants, Guillaume Pidancet et Michael Borcard en sélectionnent un pour cette lecture musicale qui reste strictement fidèle au texte, sans en modifier un mot. Cette fidélité est d’ailleurs la marque de fabrique des deux artistes, qu’il s’agisse de leur précédent travail sur Baudelaire ou sur le Frankenstein de Mary Shelley. Leur leitmotiv : donner la poésie en partage, faire entendre de manière vivante et inattendue des œuvres classiques qui appartiennent à l’imaginaire collectif. Ils proposent ici une expérience sonore, entre la transe et l’étrange, rythmée par la voix magnétique du premier et la palette électro-progressive du second.

Cette lecture inédite est spécialement créée pour la MRL et le Printemps de la poésie.

 

GUILLAUME PIDANCET
C’est l’intuition de la poésie comme « acte de résistance à la froideur mécanique du monde » qui motive cet artiste pluriel. Guillaume Pidancet compose, chante, joue, met en scène. En 2014, il monte Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce et en 2015, La Route, le Monstre d’Agota Kristof. Cette même année, il écrit et crée Voyages extraordinaires, un conte forain avec la soprano Doris Sergy et le pianiste Alain Porchet, qui mêle chanson française et chant lyrique. En 2017, avec le musicien Michael Borcard, il fonde Projet XVII, un « laboratoire de poésie électro ». Sous ce label, les deux acolytes signent Projet XVII : Baudelaire (présenté notamment à la Fureur de lire 2017) et, tout dernièrement, Mary Shelley-Frankenstein ou le Prométhée moderne (au théâtre TKM de Renens).

MICHAEL BORCARD
Saxophoniste, compositeur et multiinstrumentiste, Michael Borcard arpente librement les registres musicaux, du jazz au funk, du reggae à la Noise en passant par le rock. Il conçoit ses propres compositions et arrangements depuis 1999. Il a notamment joué au Montreux Jazz Festival, aux Eurockéennes de Belfort, au Festival Jazz à Vienne, et aussi dans de nombreux pays et villes telles que Londres, Paris, Kingston ; a collaboré entre autres avec Lee Scratch Perry, Prince Alla, I-Kong, Café Bertrand. Depuis 2016, il compose la musique de courts-métrages pour le Kino Kabaret de Genève. En 2017, il fonde avec Guillaume Pidancet le duo Projet XVII, basé sur un dialogue créatif entre musique et poésie.
En savoir plus : michaelborcard.com

http://darksite.ch/projetxvii/

ANNULÉ – Patrick Chamoiseau : promesses du Tout-monde

Patrick Chamoiseau, l’une des voix les plus influentes de la Caraïbe et de la littérature contemporaine, sera parmi nous les 19 et 20 mars. Deux rendez-vous axés sur deux thèmes différents. Ces rencontres seront menées par Jérôme David, en collaboration avec le Bodmer Lab.

Pour ce premier rendez-vous, notre partenaire le Musée d’Ethnographie de Genève nous accueille dans son exposition permanente.

Patrick Chamoiseau est l’héritier du Tout-monde. Cette notion, développée par le poète et philosophe martiniquais Edouard Glissant (1928-2011), ouvre une réflexion généreuse sur la mondialité, l’interdépendance des peuples, la différence des cultures et les relations enrichissantes entre ces différences.

Lors de cette rencontre, Patrick Chamoiseau nous parlera de cette utopie. Il abordera aussi le sujet des inégalités culturelles et des violences coloniales par le prisme de la littérature, vue comme un espace de réparation et la possibilité de penser notre monde globalisé.

Quelle part de création dans le travail de traduction ?

Avec Odile Cornuz, Pierre Lepori et Anita Rochedy, nous nous aventurons dans l’univers fascinant de la traduction littéraire. La question centrale : le traducteur est-il aussi un créateur ? En ouverture de cette rencontre, la talentueuse poétesse italienne Laura Accerboni lira quelques-uns de ses nouveaux poèmes (parution au printemps 2020 aux éditions Einaudi). Un rendez-vous conçu en partenariat avec la Casa della Letteratura per la Svizzera italiana.

Le traducteur littéraire est-il aussi un auteur ? Quelle est sa part de création dans son travail de traduction et quelles interactions existent entre lui et l’œuvre qu’il traduit ? Comment passer d’une langue à une autre sans trahir le texte original ? Vastes questions qui ouvrent des champs de discussion tout aussi vastes et qui taraudent depuis longtemps le domaine des lettres. Pour échanger sur ce sujet, nous invitons trois personnalités au profil bien différent :

♦l’écrivaine Odile Cornuz, qui a rencontré et traduit quelques textes de Laura Accerboni dans le cadre spécifique du Festival Babel en 2016, mais dont la traduction n’est pas le métier ;

Pierre Lepori, auteur et traducteur de ses propres écrits en langue italienne ;

Anita Rochedy, qui est essentiellement traductrice et qui s’est fait notamment connaître avec ses traductions de Paolo Cognetti (Les huit montagnes, Garçons sauvages).

Cette rencontre sera l’occasion de voyager dans les langues et d’entendre l’italien – une de nos belles langues nationales ! – par la voix de Laura Accerboni, jeune poétesse aux multiples distinctions qui publie ce printemps un nouveau recueil de poésie aux réputées éditions italiennes Einaudi.

Mathias Howald | Album de soi

Quelle image souhaitons-nous donner de nous-même ? Et quelles images de nous sont produites indépendamment de notre volonté ? A partir de souvenirs, de photographies de famille ou encore de lectures, vous traverserez cette fascinante thématique en compagnie de l’auteur Mathias Howald. Durant cet atelier, vous réaliserez des petits livres individuels, composés de chapitres écrits selon différentes consignes inspirées par les démarches d’écrivaines et d’écrivains tels que Marguerite Duras, Annie Ernaux, Georges Perec, Robert Walser et Hervé Guibert.


MATHIAS HOWALD
Né à Lausanne en 1979, Mathias Howald a suivi des études de Lettres et enseigne aujourd’hui l’anglais au gymnase. Son premier roman, Hériter du silence (éd. d’autre part 2018) a rencontré un bel écho auprès du public et de la critique. Il a obtenu le Prix du Public RTS 2019. Parallèlement à sa pratique d’écriture personnelle, Mathias Howald est membre du collectif Caractères mobiles, avec lequel il vient de publier Au Village, également aux éditions d’autre part.

ANNULÉ – Elisa Shua Dusapin | L’art du portrait

La description d’un personnage a toujours un sens dans un texte, quel que soit le registre (roman, polar, journal intime, autofiction…). Un portrait peut permettre d’évoquer un contexte social, culturel ou historique. Il peut aussi induire un profil psychologique, véhiculer un monde symbolique ou suspendre le temps dans le flux d’une intrigue. Quand et comment faire intervenir un portrait pour qu’il exprime au mieux vos intentions d’auteur ? Quels termes choisir et de quelle manière les agencer ?  C’est ce que vous expérimenterez avec Elisa Shua Dusapin. Et vous verrez également que ce qui est valable pour un personnage peut l’être pour un lieu ou tout autre élément d’un texte.


ELISA SHUA DUSAPIN

Elisa Shua Dusapin s’est fait remarquer dès la parution de son premier livre, Hiver à Sokcho (éd. Zoé, 2016), qui lui a valu plusieurs distinctions, dont le Prix Robert Walser. Avec son deuxième roman, Les billes du Pachinko (éd. Zoé, 2018), elle se retrouve à nouveau sur le devant de la scène littéraire suisse et reçoit le Prix suisse de littérature 2019. Elisa Shua Dusapin a obtenu son diplôme à l’Institut littéraire de Bienne en 2014, puis a poursuivi ses études en Faculté de lettres à l’université de Lausanne. Elle travaille également dans le domaine du théâtre.

Anne-Sophie Subilia | Ecrire le dehors

Intéressée par la figure du flâneur et le rapport que nous entretenons avec le réel, Anne-Sophie Subilia vous invite à une expérience sensible en deux temps. D’abord, vous vous promènerez et prendrez des notes dans une attitude d’observation. A partir de cette matière première, vous écrirez ensuite vos textes. Ce sera alors l’occasion d’explorer divers registres littéraires, dans un aller-retour créatif entre le dehors observé et vos perceptions intérieures. Cet atelier permettra également d’aborder d’un point de vue original la relation dynamique et inspirante entre objectivité et subjectivité.


ANNE-SOPHIE SUBILIA

Anne-Sophie Subilia vient de publier son cinquième livre, Neiges intérieures (éd. Zoé 2020), après avoir signé Les hôtes (Paulette éditrice 2018), Parti voir les bêtes (éd. Zoé 2016, Arthaud Poche 2018), Qui-vive (Paulette éditrice 2016) et Jours d’agrumes (éd. de l’Aire 2013). Sa démarche est marquée par la géopoétique et la pensée de Kenneth White, qui met au centre de sa recherche le rapport de l’Homme à la Terre et notre relation à l’environnement. En 2019, elle a co-signé la performance Hyperborée avec le metteur en scène et acteur Jean-Louis Johannides et l’artiste sonore Rudy Decelière (présenté à la Comédie de Genève, au Théâtre Saint-Gervais, au Théâtre du Grütli et à l’ABC). Anne-Sophie Subilia est membre du collectif AJAR.

Gabriella Zalapi et Mathias Howald | Rencontre

Gabriella Zalapì et Mathias Howald ont publié récemment leur premier roman. Des textes personnels, nourris de photographies de famille. Chez l’un et l’autre, l’écriture vient mettre de l’ordre dans le passé familial et poser des mots là où l’histoire intime se tait, où l’image laisse un champ d’interprétation.

Avec Antonia Gabriella Zalapì imagine le journal intime d’une jeune femme, intérieurement fracturée et enfermée dans des codes bourgeois qui l’étouffent. Entre 1965 et 1966, elle rend compte de son quotidien et de l’héritage formidable qu’elle a reçu de sa grand-mère : des cartons remplis de centaines de photographies, d’albums de famille, de milliers de lettres, de notes, de factures, d’inventaires. En épluchant ces documents, Antonia retrace les multiples exils vécus par les siens, sur toile de Deuxième Guerre mondiale et de nazisme. Tandis qu’elle assemble les bribes de sa généalogie, elle parcourt un chemin intérieur qui la mène vers la liberté. « Ce qui est évident, c’est qu’ici je m’évade. Tout ce que je me raconte pour combler les blancs agit sur mon imaginaire. »

Dans Hériter du silence, Mathias Howald fouille l’histoire de son père photographe, décédé trop tôt. Son écriture se fait précise, détaillée, pour enquêter sur cet homme silencieux, aux rares gestes de tendresse : « Ton rapport aux autres avait été fait de silence, cette matière invisible mais dense qui te mettrait, espérais-tu peut-être, hors d’atteinte du mal. » Une enquête pudique et émouvante qui agit comme un bain révélateur et fait remonter à la surface un douloureux secret de famille.

 

♦Une rencontre en partenariat avec le Centre de la photographie Genève

 

GABRIELLA ZALAPÌ
Née à Milan, d’origine anglaise, suisse et italienne. Artiste plasticienne formée à la Haute école d’art et de design à Genève, Gabriella Zalapì puise son matériau entre autres dans sa propre histoire familiale. Elle reprend photographies, archives, souvenirs pour les agencer dans un jeu troublant entre Histoire et fiction. Cette réappropriation du passé s’incarnait jusqu’ici dans des dessins et des peintures. Aujourd’hui Gabriella Zalapì la transpose à l’écrit dans son premier roman, Antonia, publié aux éditions Zoé en janvier 2019 et lauréat du Grand Prix de l’héroïne décerné par Madame Figaro.

MATHIAS HOWALD
Né à Lausanne en 1979. Il a suivi des études de Lettres et enseigne aujourd’hui l’anglais au gymnase. Son premier roman, Hériter du silence, est publié en 2018 aux éditions d’autre part et a obtenu le Prix du Public RTS 2019. Parallèlement à sa pratique d’écriture personnelle, Mathias Howald est membre du collectif Caractères mobiles, avec lequel il vient de publier Au Village, également aux éditions d’autre part.

 

La femme émancipée | Gaëlle Josse, Guy Chevalley, Silvia Ricci Lempen

En partenariat avec le Livre sur les quais – rendez-vous morgien des amoureux de la littérature – nous accueillons les écrivains Gaëlle Josse, Silvia Ricci Lempen et Guy Chevalley. En leur compagnie, nous suivrons le parcours de femmes qui, d’une manière ou d’une autre, ont tenté d’avoir une prise sur leur vie et leur destin. Des traversées existentielles qui captivent, grâce à trois nouveaux romans qui portent leur voix au sein de la condition féminine.

Avec Une femme en contre-jour (éd. Noir sur blanc, coll. Notabilia, mars 2019), Gaëlle Josse signe une enquête saisissante sur la photographe Vivian Maier. Aujourd’hui encensée et mondialement reconnue pour ses photographies de rue, celle-ci a pourtant vécu dans l’anonymat et la précarité jusqu’à sa mort. Gaëlle Josse dépeint toutefois une figure libre. Dans Les rêves d’Anna (éd. d’En bas, mai 2019), Silvia Ricci Lempen tisse plusieurs trajectoires de femmes issues de générations différentes, mais unies par une histoire souterraine de transmission. Quant à Guy Chevalley, il plonge De Fiel et de fleurs (éd. l’Âge d’homme, août 2019) dans la Belle Epoque et suit les tragiques péripéties de Marie Bourette, amoureuse délaissée par un amant marié. Tout cela à partir d’un fait divers réel, largement recensé par la presse du début du 20e siècle.

Les trois auteurs seront en dédicace durant le Livre sur les quais. Pour en savoir plus sur leurs présences et consulter le programme complet de la manifestation : https://www.lelivresurlesquais.ch/

Marie-Hélène Lafon et Jérôme Meizoz

TRADITION ET MODERNITÉ: ÉTERNELLES RIVALES ?

Ils partagent bien des points communs, ces deux écrivains à l’œuvre magnifique, qui ne laisse pas indifférent : Marie-Hélène Lafon et Jérôme Meizoz sont d’extraction paysanne, tous deux ont fait des études académiques, creusant un sillon littéraire alors que leurs histoires personnelles les dirigeaient vers d’autres horizons. Leurs textes comportent une dimension sociologique ; l’un comme l’autre observe avec finesse et acuité les petites gens, le banal, la tension que génère la coexistence de la modernité et de la tradition, ou encore du milieu urbain et de l’univers rural. Mais chacun a un style marqué, unique. L’un développe une écriture essentiellement elliptique, l’autre délie un flux où la langue déploie une richesse rare qui remet en circulation des termes du patois et le langage « de la terre ».

Les faire dialoguer nous est apparu évident et déjà nous nous réjouissons de les entendre parler des gens ordinaires, de ces « vies minuscules » à qui leur écriture donne une universalité et qui, sous leur plume, deviennent des mondes infinis et captivants.

 

MARIE-HÉLÈNE LAFON ET JÉRÔME MEIZOZ

Née dans le Cantal, Marie-Hélène Lafon vit depuis plus de 30 ans à Paris, où elle enseigne le français, le grec et le latin. Tous ses livres sont parus aux éditions Buchet/Chastel. Parmi ceux-ci, citons Le pays d’en haut (livre d’entretiens, 2019), Flaubert (2018), Nos vies (2017), Histoires (Prix Goncourt de la nouvelle, 2016), Joseph (2014), L’annonce (2009), Le soir du chien (Prix Renaudot des Lycéens, 2001).

Originaire de Riddes, en Valais, Jérôme Meizoz fait des études de Lettres à l’Université de Lausanne, où il est actuellement professeur de littérature. Il poursuit sa formation en sociologie, à Paris, auprès de Pierre Bourdieu. Il a notamment signé Absolument modernes ! (sortie en septembre 2019), Faire le garçon (Prix suisse de littérature 2018), Séismes (2013), Les Désemparés (2005), Morts ou vif (1999, désigné « Livre de la Fondation Schiller Suisse 2000).  Tous ces titres sont publiés par les éditions Zoé.

François Gremaud: passage à l’acte

Dans le cadre de la nouvelle – et imaginative – édition de la Fête du Théâtre, la MRL vous propose de rencontrer un artiste solaire, qui à chaque spectacle nous entraîne avec humour dans un monde à la fois familier et déroutant. Pas étonnant qu’il ait reçu l’un des Prix suisses de théâtre cette année !

François Gremaud a une façon inimitable de détourner les clichés et les situations quotidiennes avec une drôlerie désarmante, tout en posant des questions existentielles sur notre manière de vivre ensemble. Cet esprit brillant – lauréat des Prix suisses de théâtre 2019 – vient de publier sa première pièce, Phèdre ! (présentée cet été dans la programmation officielle du festival d’Avignon). Inspiré par le texte de Racine, il y célèbre la beauté de la langue et sa puissance créatrice. Au sein de la 2b company, qu’il a fondée avec Michaël Monney en 2005, il pratique pourtant essentiellement l’écriture de plateau : ses spectacles naissent à même la scène à partir du travail de répétitions avec les acteurs, sans s’appuyer sur des œuvres écrites. Ce passage à l’acte a intrigué la Maison de Rousseau et de la Littérature (MRL). A l’occasion de la Fête du Théâtre, nous avons voulu en savoir plus sur la démarche de ce metteur en scène et comédien facétieux, sur son rapport à l’écriture et à la littérature.

A voir au Théâtre Saint-Gervais jusqu’au 12 octobre : Pièce, une création collective de François Gremaud, Michèle Gurtner et Tiphanie Bovay-Klameth.

Suivez toute la riche actualité de la 2b company par ici…

Apprenez tout de la programmation de la Fête du Théâtre par là…

La fête à Rousseau !

Cette année, l’anniversaire de Rousseau se fête chez Voltaire ! A cette occasion, le Château de Voltaire nous ouvre grand ses portes et ses jardins, et nous reçoit dans sa splendide Orangerie.  Une journée entière dans ce magnifique écrin pour célébrer le visionnaire des Lumières organisée en partenariat avec la Société Jean-Jacques Rousseau. Entrée libre à tous les événements !

Dès 10h30, une série de conférences réunira des spécialistes de Rousseau qui se pencheront sur la question des rapports hommes-femmes dans l’œuvre du philosophe. A 20h, pour clore la journée en beauté, le pianiste Gabriel Zufferey s’inspirera d’une composition de Rousseau  – il n’a pas seulement écrit sur la musique, il en a aussi composé, ce génie ! – et de musiques du 18e siècle pour nous offrir un moment virtuose et original. Et pour faire le trait d’union entre ces deux parties, un apéritif vous sera offert.
Vous pouvez assister à tous les rendez-vous ou ne choisir que ceux qui vous intéressent le plus, vous pouvez venir au colloque et partir au concert ou inversement. Soyez les bienvenu.es !

PROGRAMME

10h30-18h30
« Rousseau et la différence sexuelle », colloque conçu et proposé par la Société Jean-Jacques Rousseau. Avec les intervenants : Paulo Ferreira Junior, Claude Habib, Patrick Hochart, Catherine Larrère, Capucine Lebreton, Gabrielle Radica, Céline Spector
Téléchargez le programme détaillé ici

18h45-20h
Apéritif

20h
Concert de Gabriel Zufferey

GABRIEL ZUFFEREY
Le genevois Gabriel Zufferey a le talent tranquille des surdoués et la fougue généreuse des passionnés. Pianiste et compositeur, il commence à composer très jeune. La presse et les professionnels saluent aussitôt sa maturité et la profondeur de sa musique. Plusieurs prix jalonnent son parcours, qui sillonne principalement l’univers du jazz. A 19 ans, il cosigne son premier album Après l’orage avec Daniel Humair et Sébastien Boisseau, suivra Hear & Know avec Ramon Lopez, Samuel Blaser et Patrice Moret. En 2012, il sort son premier album solo Contemplations, encensé par le New York City Jazz Record. Bien connu des amateurs du Montreux Jazz festival, Gabriel Zufferey est invité à jouer un peu partout dans le monde.  Pour l’anniversaire de Jean-Jacques Rousseau, il s’apprête à jouer une partition écrite par le philosophe et à créer des morceaux à la manière de musiques du 18e siècle.

 

Retrouvez l’intégralité de l’enregistrement du colloque ici: https://www.youtube.com/societejeanjacquesrousseau/videos

 

 

 

Jean Starobinski (1920-2019)

Parce qu’il a maintenu tout au long de sa longue activité la triple exigence de relier l’intelligible et le sensible, d’attester du passage des œuvres et de les soumettre au jugement de sa compétence critique, attentif au passé parce qu’inquiet du présent et soucieux du futur, Jean Starobinski aura été le plus grand critique littéraire de langue française au XXe siècle. Martin Rueff, Libération, 8 mars 2019

Rendre intelligible le sensible et le donner en partage, ce fut le projet de toute une vie : éminent intellectuel, spécialiste du Siècle des Lumières, critique, professeur de littérature, psychiatre, Jean Starobinski n’a eu de cesse de questionner l’infinie complexité de la condition humaine et de célébrer la beauté du monde. Né à Genève en 1920, personnalité à la fois discrète et géniale, il laisse une œuvre qui éclairera longtemps les chemins de la pensée et de la création. Il s’est éteint à Morges le 4 mars 2019.

La MRL et la Société Jean-Jacques Rousseau lui rendent hommage en présentant deux épisodes de la série télévisuelle L’exercice de la liberté (RTS 2001)*, une autobiographie intellectuelle de Jean Starobinski.

Avec la participation de Martin Rueff, écrivain, critique, traducteur et poète, titulaire de la chaire de littérature française du 18e siècle de l’université de Genève, et de Guillaume Chenevière, historien, journaliste, spécialiste de l’histoire culturelle de Genève, interlocuteur de Jean Starobinski pour L’exercice de la liberté.

* L’ensemble des 13 épisodes qui composent ces Grands entretiens est accessible sur le site de la RTS : cliquer ici

 

Partenaire:

Safari de Salon

Regardez précisément autour de vous, car il se pourrait bien que le réel soit un véritable cabinet de curiosités. Emmené-es par Blaise Hofmann, vous vous promènerez dans le Salon, à l’affût de scènes ou de personnages à saisir sur le vif. A partir de vos observations et après quelques exercices d’échauffement, vous rédigerez vos récits au gré de vos inspirations.

 

Blaise Hofmann
Ecrivain voyageur, aventurier des continents exotiques et des terres familières, Blaise Hofmann est né à Morges. Il s’est fait connaître avec son récit de voyage Billet aller simple (éd.de L’Aire, 2006). En 2008, Estive (éd. Zoé) lui vaut le Prix Nicolas Bouvier au Festival Etonnants Voyageurs de Saint-Malo. Auteur d’une dizaine de romans, il écrit aussi régulièrement des pièces de théâtre et des livres pour la jeunesse. Il est l’un des deux librettistes de la Fête des Vignerons 2019.

L’art du polar

Frissons et suspense à l’horizon ! Avec Olivier Truc, un des as du polar actuels, vous découvrirez comment agencer les ingrédients nécessaires à faire un bon roman policier. A partir d’une photographie ou d’un thème tirés au sort, Olivier Truc vous guidera dans la construction d’un personnage principal et la mise en place d’une intrigue.

 

Olivier Truc
Romancier, documentariste et journaliste, Olivier Truc est né à Dax. Spécialiste des pays nordiques et baltes, il vit depuis 1994 à Stockholm. Il a été durant des années le correspondant du quotidien Le Monde, pour lequel il continue de réaliser des reportages et des enquêtes. Ce sont ses romans policiers qui l’ont révélé au grand public. En 2013, Le dernier Lapon lui vaut une vingtaine de distinctions, dont le prix Mystère de la critique et Quais du polar. L’auteur poursuit cette série avec deux titres : La Montagne rouge (2016) et Le Détroit du loup (2014). Ce captivant raconteur d’histoires vient de publier un roman d’aventure historique, Le cartographe des Indes boréales. Ses livres sont parus aux éditions Métailié.

Cécile Coulon | Rencontre

Dans le cadre du Printemps de la poésie, qui se tiendra du 1er au 13 avril 2019, nous recevons Cécile Coulon pour Les Ronces (éd. du Castor astral, 2018) en partenariat avec le Chat noir.

Premier recueil de poésie de cette auteure-phénomène, Les Ronces a reçu le prestigieux prix Apollinaire, considéré comme l’équivalent du Goncourt de la poésie.

Tout a commencé sur Facebook. Il y a environ quatre ans, Cécile Coulon décide de poster des poèmes, dans l’idée d’utiliser ce réseau social comme laboratoire littéraire et poétique. Les Ronces réunit l’ensemble de ces textes.

Ces poèmes narratifs conçus comme des micro-nouvelles disent la vie en direct, racontent des histoires brèves, des histoires d’amour (filial ou amoureux), de rencontre, de désir et de rupture. Traversés par le thème de la nature, ces textes écrits comme l’on tient un journal, où le concret du quotidien côtoie les pensées intimes, s’enracinent dans la terre. Alors que dans ses romans Cécile Coulon s’impose de ne jamais parler d’elle, sa poésie laisse filtrer une veine personnelle. « La poésie confie l’essentiel », dit-elle.

« Je voudrais que la poésie soit aussi naturelle à ceux
qui m’entourent, que l’émotion
qui jaillissait cette nuit-là, devant cette place
avec cette facilité improbable des moments qui n’auraient
pas dû être,
qui furent tout de même, mal fichus, débordants de grâce
et de paroles impossibles. » Les Ronces

Cécile Coulon publie son premier livre à l’âge de 16 ans (Le voleur de vie, éd. du Revoir, 2007). S’ensuivent un recueil de nouvelles et cinq romans, tous parus aux éditions Viviane Hamy. Parmi ceux-ci, Le roi n’a pas sommeil (2012) a obtenu le prix Mauvais Genres décerné par France Culture et le Nouvel Observateur, tandis que Trois saisons d’orage (2017) a reçu le Prix des Libraires. D’emblée, ses textes ont laissé transparaître une maturité exceptionnelle. Les Ronces est son premier pas dans la poésie.

En partenariat avec le Chat noir et le Printemps de la poésie.

 

Fureur de lire | Festival littéraire

La prochaine édition de la Fureur de lire se tiendra du 21 au 24 novembre 2019.

Ecrivain.e.s, artistes plasticien.ne.s et sonores, conteuses et conteurs, musiciens et musiciennes, comédiennes et comédiens… envoyez-nous vos projets d’ici au 24 mars.
Téléchargez l’appel à projets ici :FUREUR 2019_APPEL_A_PROJETS_MRL

Elisa Shua Dusapin, Michel Layaz et François Ansermet

Deux écrivains : Elisa Shua Dusapin (Prix suisse de littérature 2019) et Michel Layaz (Prix suisse de littérature 2017), un psychanalyste : François Ansermet ;
Une envie : faire dialoguer littérature et psychiatrie.

Cette soirée se déroulera en deux temps : François Ansermet conversera d’abord avec Elisa Shua Dusapin, puis avec Michel Layaz sur leurs livres respectifs, Les billes du Pachinko et Sans Silke. Deux ouvrages qui abordent les relations familiales et l’enfance.

Dans Sans Silke (éd. Zoé, 2019), la plume précise et puissamment évocatrice de Michel Layaz découvre par touches l’univers d’une petite fille, dont les parents vivent une relation exclusive qui lui laisse peu de place. Le monde onirique de l’enfance contrebalance par la poésie la brutalité tapie des rapports humains.

Ce style « par touches » qui suggère plus qu’il n’explicite se retrouve dans Les billes du Pachinko (éd. Zoé, 2018), qui a valu à Elisa Shua Dusapin le prix suisse de littérature 2019. Il y est question de rapports de famille, du fossé qui se crée entre les générations, entre les gens qui s’aiment, entre les langues et les cultures.

 

NOS INVITE.E.S
Comme le dit François Ansermet, c’est l’œuvre d’art qui enseigne à la psychanalyse et non l’inverse. Psychanalyste spécialisé dans la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, il est Professeur honoraire aux universités de Genève et de Lausanne. Depuis 2013, il est membre du Comité consultatif national d’éthique à Paris. Sa recherche se concentre également sur les liens entre arts et sciences, notamment dans le cadre de la Fondation Agalma.

Elisa Shua Dusapin s’est fait remarquer avec son premier roman, Hiver à Sokcho (éd. Zoé, 2016), salué par plusieurs prix, dont le Prix Robert Walser. Née en 1992, d’un père français et d’une mère sud-coréenne, elle grandit en Suisse. Après avoir obtenu son diplôme à l’Institut littéraire de Bienne en 2014, elle a poursuivi ses études en Faculté de lettres à l’université de Lausanne. Elle travaille aussi dans le domaine du théâtre. Son premier roman a été adapté à la scène. Avec Les billes du Pachinko, elle signe un deuxième roman (éd. Zoé, 2018).

Michel Layaz se fait connaître en 2003 avec Les larmes de ma mère (éd. Zoé), un récit au style tendu et précis qui lui vaut le Prix Dentan et le Prix des auditeurs de la RTS. En 2017, il reçoit le Prix suisse de littérature pour son magnifique roman Louis Soutter, probablement (éd.Zoé). Les inadaptés, les failles intérieures, la complexité des rapports familiaux sont des motifs qui traversent son œuvre. Parmi ses autres livres, citons La joyeuse complainte de l’idiot, Deux sœurs, Cher Boniface, tous parus aux éditions Zoé. Plusieurs de ses textes sont traduits en italien, en allemand, en bulgare et prochainement en anglais.

 

Qui sont les écrivaines-voyageuses d’aujourd’hui ?

Qui sont donc les écrivaines-voyageuses d’aujourd’hui ?
Réponse avec deux jeunes femmes, nées en Suisse, sur les bords du Lac Léman. Deux baroudeuses et auteures, qui prennent la plume comme elles prennent la route, avec liberté et un sens aigu de la fraternité. Cette rencontre se tient en écho à notre exposition sur l’écrivaine et aventurière Isabelle Eberhardt (Isabelle Eberhardt, de l’une à l’autre, à voir à la Maison Tavel jusqu’au 7 avril 2019).

En été 2018 sort Petite de Sarah Gysler (éditions des Equateurs), un livre vif, au style rythmé, qui se fait très vite remarquer. Celle que l’on surnomme « l’aventurière fauchée » revient sur le début de sa vie – elle est née en 1994 – et sa rencontre avec le voyage à 20 ans – un coup de foudre. Son récit s’apparente à un chemin initiatique, une odyssée intime qui la réconcilie avec elle-même et lui apprend une valeur peu diffusée de nos jours : faire confiance à l’autre.

Quant à Sarah Chardonnens (1985), auteure de On n’arrête pas un peuple qui danse et Parfum de jasmin dans la nuit syrienne (tous deux parus aux éditions de l’Aire), elle traverse l’Europe sur sa petite moto syrienne, de la Suisse vers les terres sublimes du Levant, que les conflits ne cessent de meurtrir. Installée aujourd’hui à Beyrouth, elle travaille pour une ONG. Ses livres fleurent bon l’humanité tout en distillant connaissances et réflexions sur l’état de ces régions. Diplômée en sciences politiques, Sarah Chardonnens a fait coïncider son attachement au Moyen-Orient avec sa vie professionnelle.

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