EXILS | Mélanie Chappuis et Jérémie Kisling

« Il est des exils qui font la une de l’actualité. Des drames auxquels nous assistons en direct. Il est des exils qui ont bouleversé l’histoire, qui laissent leur empreinte à jamais. Il est aussi des éloignements plus intimes. Cette place à trouver, entre le lieu de ses origines et celui où l’on réside. Cette terre dans laquelle s’enraciner, ou cette patrie à rejoindre. Il y a des hommes et des femmes comme des territoires, et des exils amoureux. Chacun d’entre nous abrite en lui sa part de déportation. » Mélanie Chappuis

L’écrivaine Mélanie Chappuis et le chanteur Jérémie Kisling mettent leur voix leurs univers en commun pour visiter ces exils. Le musicien se fait par moments lecteur, la lectrice, choriste, dans cette création où l’humour s’invite par petites touches pour offrir un spectacle intime et fraternel.

Ivan Jablonka | Rencontre

Ivan Jablonka, historien et écrivain, développe une œuvre fondamentalement originale et libre qui marie sciences humaines et littérature. Cet intellectuel brillant s’est fait connaître du grand public avec son livre-enquête Laëtitia ou la fin des hommes (Prix Médicis 2016). Outre notamment l’enfance, l’autobiographie et la famille, le thème de l’exil est l’un des sujets clés de sa recherche.

Avec En camping-car (Seuil, 2018), il signe un texte aussi inclassable que roboratif. A partir de souvenirs de vacances de son enfance, passées à sillonner les routes en camping-car, Ivan Jablonka fait de l’autobiographie une socio-histoire et dresse le tableau précis d’une époque. Il conjugue avec brio la petite et la grande histoire, tisse des parallèles entre bouleversements collectifs et privés, tout en offrant une lecture du 20e siècle européen et de l’évolution socio-économique de notre société. Virtuose !

Parmi les autres livres d’Ivan Jablonka, tous publiés aux éditions du Seuil, citons notamment : Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus (2016, couronné par plusieurs prix dont le Prix Guizot de l’Académie française et le Prix du Sénat du livre d’histoire), L’Histoire est une littérature contemporaine (2014), Le corps des autres (2015), Les vérités inavouables de Jean Genet (2014), Les enfants de la République (2010), Enfants en exil (2007).

Nathalie Azoulai et Christian Haller | Rencontre

Traces d’exil. Après Titus n’aimait pas Bérénice (Prix Médicis 2015), Nathalie Azoulai signe un nouveau roman saisissant, tendu entre l’Orient et l’Occident. Les Spectateurs (P.O.L., 2018) nous entraîne dans les tremblements de l’identité, sur les chemins de l’intégration.

Le 27 novembre 1967, un garçon de 13 ans regarde une conférence de presse de De Gaulle à la télévision. Avec lui dans le salon, sa petite sœur et ses parents, qui ont fui leur pays des années auparavant. L’enfant, né en France, réalise alors soudain le sens du mot exil. A partir de cet instant, il va chercher à comprendre ce qu’ont vécu ses parents, comment l’on quitte son pays natal et sa langue, ce que l’on emporte avec soi. Mais autour de lui, personne ne semble prêt à répondre.
A partir de cette histoire singulière, Nathalie Azoulai tisse avec acuité et talent une fable universelle sur l’identité et la quête paradoxale de l’ailleurs et de l’enracinement.

Quant au roman La musique engloutie (éd. Zoé, 2018) de Christian Haller, il nous introduit lui aussi au cœur d’une expérience de l’exil. Alors que la mère du narrateur – installée désormais en Suisse – commence à perdre la mémoire, elle revient inlassablement vers les souvenirs de son enfance passée à Bucarest. Pour démêler les fils de cette mémoire confuse, le protagoniste décide de se rendre en Roumanie, sur les lieux évoqués par sa mère. Animée par une série de personnages haut en couleurs, cette remontée dans le temps se transforme en une traversée à la fois haletante et bouleversante de l’histoire de l’Europe du 20e siècle.

Jean-Quentin Châtelain lit « Manuel d’exil »

En amont de la rencontre avec Velibor Colic et Marina Skalova.

Avec son magnétisme vibrant et sa manière tellement personnelle de faire vivre les textes, l’acteur Jean-Quentin Châtelain incarne les mots de Velibor Colic. Sous la direction de la metteure en scène Maya Bösch, il entre dans la chair de Manuel d’exil (Gallimard, 2016) et donne en partage ce roman traversé d’humour, de sensualité, de noirceur et d’une confiance folle en l’humanité.

Quant à Maya Bösch – fougueuse bâtisseuse de tout ce qui donne sens à l’expérience commune et au vivre ensemble -, elle propose un fragment choisi de Manuel d’exil, comme un avant-goût au spectacle qu’elle mettra en scène au Théâtre Saint-Gervais, durant la saison 2019-2020.

En collaboration avec le Théâtre Saint-Gervais, Genève

Velibor Colic et Marina Skalova | Rencontre

L’exil des langues. Soirée en deux temps :
19h30
Lecture de Manuel d’exil de Velibor Colic par Jean-Quentin Châtelain sous la direction de Maya Bösch
20h15
Rencontre avec Marina Skalova et Velibor Colic, modérée par Pascal Schouwey

Marina SkalovaVelibor Colic : Une génération les sépare, leur parcours de vie n’a rien à voir l’un avec l’autre, leur chemin d’écriture non plus. Mais pourquoi vouloir les réunir ?… Pour leur rapport à la langue – leur patrie – ou plutôt faudrait-il dire aux langues.

Avec Manuel d’exil (Gallimard, 2016), Velibor Colic signe un récit autobiographique. Il y raconte son intégration en France, après avoir déserté l’armée bosniaque. Nous sommes au début des années 1990. Le narrateur débarque dans un foyer pour réfugiés à Rennes avec un rêve en tête : décrocher le Goncourt. Humour et émotion se conjuguent dans ce livre qui rappelle combien la langue est un lieu refuge et un espace symbolique, la « courageuse sentinelle » de l’humanité pour reprendre les mots de Colic.

La démarche de Marina Skalova (auteure et traductrice) est traversée par les questions de frontières, de migrations, d’appartenance. Dans Exploration du flux (Seuil, 2018) elle retourne le terme flux dans tous les sens : flux migratoires, flux corporels, flux financiers, tout en ouvrant une réflexion sur les politiques migratoires européennes et le repli sur soi du Vieux Continent. Un texte poétique, au style ciselé et scandé comme un rap.

Écrire POUR CONTRE AVEC|Variations sur l’exil

Pour la 6e édition de notre manifestation annuelle ECRIRE POUR CONTRE AVEC, la Maison de Rousseau et de la Littérature (MRL) part sur les traces de l’exil.

On sait combien ce thème rime avec drames et humanité mise à mal. Par notre sélection d’écrivains, nous avons choisi d’aborder ce sujet par la bande, par touches, pour ouvrir des champs de réflexion et d’émotions. Comment l’expérience de l’exil se diffuse-t-elle (ou infuse-t-elle) dans l’histoire d’un individu ou d’une famille, à travers les générations ? Quelles empreintes laisse-t-elle ? Pourquoi certains auteurs décident-ils d’écrire dans une langue autre que leur langue maternelle ? Autant de questions que nous nous poserons ici. A celles-ci se joindront les notions de mémoire et d’absence, d’identité et de transmission intimement liées.

Tous les rendez-vous de cette édition ont lieu chez notre partenaire le Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, dans le cadre de son exposition EXIL (à voir jusqu’au 25 novembre 2018).
Les livres des auteurs invités nous sont fournis par la Librairie du Boulevard.

AU PROGRAMME :

Dimanche 11 novembre de 14h30 à 16h
Exil— concert déambulatoire par l’ensemble de percussion contemporaine Eklekto (plus d’infos ici)

Mercredi 14 novembre à 19h30
Rencontre avec Velibor Colic et Marina Skalova
Modération : Pascal Schouwey

En ouverture de soirée : lecture de Manuel d’exil de Velibor Colic par l’acteur Jean-Quentin Châtelain, sous la direction de la metteure en scène Maya Bösch. Cette lecture est donnée en avant-première du spectacle que Maya Bösch créera au Théâtre Saint-Gervais durant la saison 2019-2020.

Jeudi 15 novembre à 19h30
Rencontre avec Nathalie Azoulai et Christian Haller
Modération : Lydia Gabor

Dimanche 18 novembre à 14h30
Visite commentée de l’exposition EXIL (1h30)  (plus d’infos ici )

Mardi 20 novembre à 19h30
ExilS — spectacle musico-littéraire de Mélanie Chappuis et Jérémie Kisling

Mardi 27 novembre à 19h30
Rencontre avec Ivan Jablonka
Modération : Mélanie Croubalian

Partenaires

 

Valérie Poirier |Le dialogue dans tous ses états

Dire ou ne pas dire, là est la question. L’art du dialogue touche à son apogée quand il dit sans dire, ou ne dit pas tout en disant. Autrement dit : quand il exprime les non-dits, le décalage entre la pensée d’un personnage et sa parole, ou encore qu’il révèle les intentions enfouies d’un individu. Mais comment faire pour dire sans trop en dire ? C’est ce que vous découvrirez avec Valérie Poirier.

Comédienne, auteure et metteure en scène, Valérie Poirier a signé des recueils de nouvelles et écrit pour le théâtre. Son univers de mots plonge au cœur du quotidien pour en extraire des situations qui racontent avec délectation la complexité de l’être humain. Parmi ses pièces, on se souvient notamment de Quelqu’un d’autre (récemment jouée au Théâtre Le Crève-cœur), Palavie, Loin du bal, Un conte cruel, Quand la vie bégaie, toutes montées sur les scènes romandes. Plusieurs de ses pièces sont publiées chez Bernard Campiche Editeur. En 2017, elle a reçu le Prix suisse de théâtre pour l’ensemble de son parcours.

Odile Cornuz | Bref et intense

Odile Cornuz vous entraîne dans une exploration savoureuse des formes brèves. Que vous choisissiez ici d’écrire un récit court, de la prose poétique ou encore un texte adressé à quelqu’un – comme un monologue de théâtre par exemple -, vous verrez que brièveté se conjugue parfaitement avec intensité, et que l’on peut dire beaucoup en peu de mots. La recette ? Faire confiance à la langue et à sa capacité expressive, être attentif à la construction du texte, générer des images qui ouvrent des fenêtres dans la tête du lecteur et lui laissent sa part d’imagination.

 

Odile Cornuz développe une œuvre foisonnante et multiple, en solo ou en collectif. Auteure de récits, de nouvelles, de romans, de pièces radiophoniques et de pièces de théâtre, elle signe aussi des essais littéraires. Son dernier livre, Ma ralentie, vient de paraître aux éditions D’autre part (2018). Au théâtre, elle a été auteure en résidence au Royal Court de Londres, à la Comédie de Genève et, ces trois dernières années, au Théâtre Kléber Méleau (TKM). Ses textes sont régulièrement mis en scène. Odile Cornuz a également achevé une thèse de doctorat en littérature française, à l’Université de Neuchâtel, intitulée D’une pratique médiatique à un geste littéraire : le livre d’entretien au 20e siècle. Un livre en a été extrait et édité par Droz en 2016.

Arthur Brügger | Déclenchez vos souvenirs

Le souvenir est une des ressources prolifiques de l’écriture, qu’elle soit autobiographique ou fictionnelle. Arthur Brügger a élaboré pour vous une série d’exercices ingénieux qui vous permettront de voyager dans la mémoire. Ensemble, vous explorerez divers moyens de déclencher des souvenirs – réels ou imaginaires – et de les organiser, pour les mettre en récit. Photographies, lieux, gestes, sensations présentes et passées seront ici autant de déclencheurs à exploiter.

 

Arthur Brügger appartient aux jeunes auteurs qui font la scène littéraire helvétique actuelle. Diplômé de l’Institut littéraire suisse, il est membre du collectif AJAR, dont le livre Vivre près des tilleuls (éd. Flammarion) a eu un retentissant écho national et international. Il fait aussi partie du collectif d’auteurs Hétérotrophes. Son roman le plus connu, L’œil de l’espadon (Prix Bibliomedia 2016), a été publié par les Editions Zoé en 2015 et traduit en italien et en allemand. Ses textes paraissent régulièrement dans des revues et des anthologies. Parallèlement à l’écriture, Arthur Brügger développe une démarche performative, notamment avec le groupe de musique The Mysterious Traveller.

 

Michel Layaz | Loin du malheur. Vive le bonheur !

On admet communément que seul le malheur porte beau, que désespoir et profondeur font la paire. Et voilà le bonheur relégué à une espèce de naïveté ! Mais bonheur et platitude sont-ils vraiment inséparables ? Michel Layaz saura retourner cette croyance en un tour de main. Emmenés par son savoir-faire, vous partirez à la recherche d’instants de félicité – les vôtres ou ceux des autres. Ces séquences (intimes ou extérieures) serviront de points de départ à l’écriture. Elles seront aussi l’occasion d’éprouver des formes littéraires variées (narration, description, dialogue, récit autobiographique…), afin de trouver celle qui sera la plus pertinente pour votre texte, en fonction de l’évocation souhaitée.

 

Michel Layaz se fait connaître en 2003 avec Les larmes de ma mère (éd. Zoé), un récit au style tendu et précis qui lui vaut le Prix Dentan et le Prix des auditeurs de la RTS. En 2017, il reçoit le Prix suisse de littérature pour son magnifique roman Louis Soutter, probablement (éd.Zoé). Les inadaptés, les failles intérieures, la complexité des rapports familiaux sont des motifs qui traversent son œuvre. Parmi ses autres livres, citons La joyeuse complainte de l’idiot, Deux sœurs, Cher Boniface, tous parus aux éditions Zoé. Plusieurs de ses textes sont traduits en italien, en allemand, en bulgare et prochainement en anglais.

 

 

Au féminin | La MRL au Livre sur les quais

L’installation La Bibliothèque sonore des femmes de Julie Gilbert au Livre sur les quais est accompagnée d’une série de lectures au féminin. Ce sera l’occasion d’entendre et de rencontrer des auteures genevoises qui partageront avec vous en direct leur tout dernier livre et certains inédits.

Au programme :

13h30
Julie Gilbert lit des extraits de ses poèmes téléphoniques Tirer des flèches (éd. Héros-Limite) et de son Monologue pour un dealer de ma rue.
En amont de la lecture, elle présentera son installation La bibliothèque sonore des femmes.
Dimanche 2 septembre, Julie Gilbert sera invitée à la table ronde « Nouvelles voix » (avec Sacha Després et Virgile Elias Gehrig, modération par Pascal Schouwey).

15h
Lecture en duo (et drolatique) de Laurence Boissier (textes inédits) et Fabienne Radi (Holy etc, Peindre des colonnes vertébrales, Cent titres sans Sans titre)

16h30
Lecture croisée de Laure Mi Hyun Croset et Lolvé Tillmanns

Tout le programme de notre partenaire Le livre sur les quais à consulter ici.

Rencontre musicale avec Wilfried N’Sondé

En partenariat avec le Musée d’Ethnographie de Genève (MEG), dans le cadre de son exposition Afrique, les religions de l’extase, nous accueillons l’écrivain Wilfried N’Sondé pour son roman Un océan, deux mers, trois continents (éd. Actes Sud, 2018). Ce livre saisissant, à la langue expressive et raffinée, lui a valu plusieurs prix, dont le renommé Prix Kourouma. Cette rencontre sera rythmée par la lecture musicale du comédien Fidèle Baha, et suivie d’un jus magique… Elle aura lieu au MEG, dans l’exposition même, et sera animée par Max Lobè.

Le livre
Nous sommes au 16e siècle. Un jeune prêtre congolais, converti au catholicisme, est envoyé au Vatican pour représenter son peuple. Il va enfin réaliser son rêve : rencontrer le pape. C’est sans se douter que le bateau qui doit le mener à Rome navigue vers le Nouveau Monde et transporte les siens, réduits à un esclavage cruel.

Un océan, deux mers, trois continents est le fruit de longues années de recherche et d’écriture. Inspiré par un personnage qui a bel et bien existé, Wilfried N’Sondé imagine un roman d’aventures et de formation, un voyage initiatique dans le temps qui résonne aujourd’hui comme un plaidoyer urgent pour la dignité et la fraternité. Il s’en dégage un rappel à l’ordre lancé à notre propre société où l’exploitation des individus fait office de norme.

L’auteur
Musicien et écrivain, Wilfried N’Sondé est né en République du Congo. Il a grandi en Île-de-France et étudié les sciences politiques. Après vingt-cinq passés à Berlin, il s’est installé à Paris, où il vit actuellement. Ses livres sont édités chez Actes-Sud : Le Cœur des enfants léopards (2007, prix des Cinq continents de la francophonie et prix Senghor de la création littéraire), Le Silence des esprits (2010), Fleur de béton (2012), Berlinoise (2015).

 

 

 

 

Votre poste est supprimé | Manon Pulver & Anne-Laure Luisoni

A l’occasion de la Fête du Théâtre, la MRL prend ses quartiers à la Bibliothèque municipale de la Servette le temps d’une lecture-uppercut et délicieusement grinçante du texte de Manon Pulver, Votre poste est supprimé.

Accompagnée par la comédienne Anne-Laure Luisoni, l’auteure Manon Pulver – bien connue pour son humour vitriolé – se penche ici sur une espèce en voie de disparition : les caissières, inexorablement remplacées par des machines. Dans ce texte coup de gueule, présenté une première fois à la Fureur de lire 2017, elle confronte deux femmes : une cliente au bord de la crise de nerfs et une caissière sur le point d’être limogée. C’est irrésistiblement drôle et cruel. Quant à sa nouvelle pièce, Mais qui sont ces gens ?, elle sera à l’affiche du Théâtre du Loup en octobre, dans une mise en scène de Julien George.

Tout le programme de la Fête du Théâtre ici

Un événement organisé en partenariat avec la Fête du Théâtre et les Bibliothèques municipales.

La bibliothèque sonore des femmes | Performance

Avez-vous déjà reçu un appel téléphonique de l’au-delà de la part d’une écrivaine ?

La bibliothèque sonore des femmes est une installation qui se décline aussi sous la forme d’une performance littéraire. A l’occasion du Livre sur les quais, vous entendrez en direct des auteures qui vous appelleront sur un téléphone portable, pour se rappeler à vous et vous donner envie de les lire ou les relire.

Vous pourrez ainsi entrer en contact avec :

Isabelle Eberhardt (1877-1904) : grande voyageuse et aventurière, née à Genève, elle ouvre la voie à Ella Maillart et Anne-Marie Schwarzenbach ;

Catherine Colomb (1892-1965) : écrivaine vaudoise au style foisonnant que certains rapprochent volontiers du Nouveau roman ;

Agota Kristof (1935-2011) : auteure d’origine hongroise installée à Neuchâtel, elle devient célèbre avec Le Grand cahier, qui révèle son univers puissant et singulier.

Quand le téléphone sonnera, répondez. Ce sera pour vous !

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Pour en savoir plus sur La bibliothèque sonore des femmes : c’est par ici

Dispositif conçu par Julie Gilbert

Avec les voix de Mélina Martin (Isabelle Eberhardt), Aline Papin (Catherine Colomb), Fanny Pelichet (Agota Kristof)

Textes de Julie Gilbert (Agota Kristof), Douna Loup (Catherine Colomb), Karelle Ménine (Isabelle Eberhardt)

Technique Philippe Maeder

Production Le Bureau des écritures, la Maison de Rousseau et de la Littérature (MRL)

Partenaire Le Livre sur les Quais

Soutiens Bureau de la promotion de l’égalité entre femmes et hommes (BPEV)-République et Canton de Genève, la Ville de Genève, La Ville de Morges (Office de la culture)

 

La Bibliothèque sonore des femmes | Morges

Invitée par le Livre sur les quais, à Morges, la MRL reprend La bibliothèque sonore des femmes de Julie Gilbert, augmentée de trois nouveaux textes inspirés par Isabelle Eberhardt, Agota Kristof et Catherine Colomb. Une performance live, dimanche 2 septembre, nous permettra également de nous entretenir directement avec ces trois femmes de lettres… !

 

Pourquoi les femmes de lettres semblent-elles obstinément reléguées aux oubliettes de notre histoire ? C’est « une énigme cruelle », dirait Virginia Woolf.

Face à ce constat, l’auteure Julie Gilbert crée La bibliothèque sonore des femmes, une proposition décalée et ambitieuse vouée à se développer et à continuer de s’étoffer au fil du temps.

Cette installation sonore nous permet d’entendre, par téléphone, des femmes dont l’œuvre s’est inscrite dans l’histoire littéraire. Pour la réaliser, Julie Gilbert a sollicité six autres auteures contemporaines. Chacune a écrit un monologue inédit sur une écrivaine qui compte dans son propre parcours. L’ensemble de ces productions constitue aujourd’hui un corpus de textes originaux qui révèlent des personnalités comme Olympe de Gouges (1748-1793), la Comtesse de Ségur (1799-1874), Isabelle Eberhardt (1877-1904), Virginia Woolf (1882-1941), Paulette Nardal (1896-1985), Simone de Beauvoir (1908-1986), Grisélidis Réal (1929-2005), Audre Lorde (1934-1992), Catherine Colomb (1892-1965), Lorraine Hansberry (1930-1965), Susan Sontag (1933-2004), Agota Kristof (1935-2011) ou encore Françoise Héritier (1933-2017).

DEDICACE
Julie Gilbert sera en dédicace sous la Tente du Débarcadère, place 33

PERFORMANCE
Dimanche 2 septembre de 11h à 13h et de 14h à 15h, Espace 81, Morges :cliquez ici pour en savoir plus

LECTURES
Samedi 1er septembre, Espace 81, Morges : les auteures Julie Gilbert, Laurence Boissier, Fabienne Radi, Lolvé Tillmanns, Laure Mi Hyun Croset liront leurs tout derniers textes (les horaires des lectures seront précisés dans le courant du mois d’août).

 

Julie Gilbert
Scénariste et dramaturge, Julie Gilbert écrit pour le théâtre, la radio et le cinéma. Elle a notamment signé les scénarios de La vraie vie est ailleurs, Mangrove, My little one. Elle vient de publier aux éditions Héros-Limite Tirer des flèches, un recueil de poèmes téléphoniques. Au théâtre, on a pu voir récemment les mises en scène de ses pièces Frida/Diego et Je ne suis pas la fille de Nina Simone. Formée à la Sorbonne, à Paris, elle vit actuellement à Genève.

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Conception Julie Gilbert

Textes de  Marie-Louise Bibish Mumbu, Marie Fourquet, Julie Gilbert, Douna Loup, Karelle Ménine, Florence Minder, Dorothée Thébert

Lecture des textes enregistrés par les comédiennes Fanny Brunet, Sarah Marcuse, Julia Perazzini, Pascale Vachoux, Delphine Wuest

Textes dits en direct Mélina Martin, Aline Papin, Fanny Pelichet

Conception technique et imaginative Frédéric Choffat, Philippe Maeder

Production Le Bureau des écritures, la Maison de Rousseau et de la Littérature (MRL)

Partenaire Le Livre sur les Quais

Soutiens Bureau de la promotion de l’égalité entre femmes et hommes (BPEV)-République et Canton de Genève, la Ville de Genève, La Ville de Morges (Office de la culture)

 

Sauvage, toi mon semblable

Le Singe de l’autre. Du sauvage américain à l’histoire comparée des religions (Bibliothèque de Genève, éd. des Cendres) : c’est sous ce titre qu’est paru un écrit qui pose les jalons d’une vaste réflexion sur l’altérité et la construction de l’identité, signé par l’historienne de l’art Sara Petrella et l’historien des religions Philippe Borgeaud. A l’heure où certains s’éprennent de fanatisme violent au nom d’une religion, ce livre richement illustré nous rappelle combien les sociétés se ressemblent dans leur rapport au divin. Un voyage dans le temps pour mieux saisir notre présent.

A partir d’une enquête sur deux ouvrages du début du 18e siècle, Cérémonies et coutumes religieuses de tous les peuples du monde de Jean-Frédéric Bernard et du graveur Bernard Picart et Mœurs des sauvages américains comparées aux mœurs des premiers temps du Père jésuite Joseph François Lafitau, Le Singe de l’autre montre qu’à cette époque les représentations du sauvage et des peuples « exotiques » s’humanisent. L’Autre devient alors la clé de voûte d’un système comparatiste. Ce phénomène annonce la naissance de l’anthropologie et de l’histoire des religions, et nous conduit vers la philosophie des Lumières et la pensée de Rousseau.

Dans le cadre de l’exposition du Musée International de la Réforme (MIR), Figures insolites du 18e (à voir jusqu’au 19 août) et à l’occasion de l’anniversaire de Jean-Jacques Rousseau (306 ans!), le MIR et la MRL s’associent pour vous convier à une table ronde sur cette période qui mène à la tolérance. En ouverture de la soirée, vous pourrez vous-mêmes reproduire des gravures de Bernard Picart sur une presse inspirée de Gutenberg, installée au MIR.

Avec
Philippe Borgeaud, historien des religions
Sara Petrella, historienne de l’art
Martin Rueff, Professeur de lettres, spécialiste du 18e siècle
Paola von Wyss Giacosa, ethnologue et historienne de l’art

 

ANAGRAMME, COUPE ET COUPE ET COLLE ET DRAME

Venir dans la maison d’enfance d’un écrivain célèbre et attaquer un texte à coups de ciseaux pour en faire émerger son propre récit ou poème, c’est l’expérience proposée aux élèves dans le cadre des ateliers anagrammes.

Au cours de ces ateliers animés par Ignacio Cardoso, chaque élève est amené à dépecer des mots, à décomposer un texte qui lui plaît, l’agace, l’intrigue ou l’ennuie pour en faire émerger son propre poème ou récit bref.

Contes, poèmes, proverbes, recette, ou paroles de chanson constituent le matériau de départ. L’élève y puise les lettres qu’il agence et colle sur une page. Les sons, le sens mais aussi la taille des lettres, leur couleur, la position des mots sur la page deviennent des éléments de composition : le résultat final devient un plaisir pour les yeux autant que pour les oreilles.

L’animation se déroule dans un cadre régulé et organisé, dans lequel l’accent est mis sur une grande liberté d’expression de l’enfant. Les notions de plaisir, de jeu et de découverte sont privilégiées.

Expérience ludique, l’atelier cherche à sensibiliser l’enfant à la création littéraire, et à le décomplexer face ce mode d’expression et de création. Le but de l’atelier est de transmettre le plaisir – littéraire –
de jouer avec les phrases, les mots, les sons, de s’approprier la langue que nous partageons tous.

 

Ateliers proposés en partenariat avec École & culture

La MRL est fermée…| The MRL is closed…

Dès le 30 avril 2018, l’arcade de la MRL, sise au 40 Grand-Rue, et le parcours audio-visuel sur la vie et l’œuvre de Jean-Jacques Rousseau sont fermés pour cause de travaux.
Durant toute cette période, la MRL poursuit ses activités. Nos rendez-vous vous seront proposés dans divers lieux de la ville.
Pour suivre notre actualité, vous pouvez vous inscrire à notre Newsletter via ce site ou en écrivant à : info@m-r-l.ch

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From April 30th 2018, the MRL and the exhibition about Rousseau’s life and works are closed due to building transformations.
During this period, the MRL continues to be active. Our events will happen in different places of the city.
To follow us, please subscribe to our Newsletter via our website or by writing to info@m-r-l.ch

Écrire POUR CONTRE AVEC | ÉCOLOGIE : VERS UNE RÉVOLUTION ?

Pour la 5e édition d’Écrire POUR CONTRE AVEC, la MRL se met au vert…

Écologie, économie locale et durable, environnement, bio, autant de termes qui appartiennent désormais à notre quotidien. Mais qu’en est-il de nos comportements ? Ont-ils fondamentalement changé vis-à-vis de la nature et de notre environnement ? L’agriculture s’est-elle transformée ? Et notre rapport à l’alimentation, à la mobilité, à la consommation ?

Entre discours et réalité, un décalage persiste. Pourtant scientifiques, philosophes, chercheurs et hommes de terrain en appellent régulièrement à l’insurrection des consciences et nous mettent en garde : il est urgent d’opérer un changement d’habitudes radical. Fédérons-nous et osons construire un futur respectueux de l’Homme et de la Terre.

 

Dès le 3 mai | Exposition

Monde animal de Pierre Baumgart

Dix gravures originales issues du livre Monde animal (éd. D’autre part, 2016), une odyssée dans l’infinie beauté de la nature signée par Blaise Hofmann et illustrée par Pierre Baumgart, digne héritier de Robert Hainard. Pour petits et grands.

 

Lundi 15 mai à 20h

Transition écologique et économie durable : utopie ou réalité ?

Rencontre avec le philosophe Dominique Bourg et l’entrepreneur Christophe Dunand. Modération : Nic Ulmi

 

Mercredi 17 mai à 19h30

Le retour à la nature comme réponse à la frénésie du monde ?

Rencontre avec les auteurs Blaise Hofmann pour l’ensemble de sa démarche et tout particulièrement Monde animal (éd. D’autre part, 2016) et Anne-Sophie Subilia pour Parti voir les bêtes (éd. Zoé, 2016), ainsi qu’avec l’artiste Pierre Baumgart (Monde animal, éd. D’autre part, 2016 ; En suivant les milans noirs, éd. Terre & Nature, 2016)

Modération : Salomé Kiner

 

Jeudi 18 mai à 19h30

Le monde paysan : d’hier à demain

Rencontre avec l’auteur Roland Buti pour Le Milieu de l’horizon (éd. Zoé, 2013), la journaliste et auteure Karelle Ménine pour son reportage sonore Claude Amaudruz, paysan (éd. des Sauvages) et la cinéaste Lila Ribi pour son film documentaire Révolution silencieuse.

Discussion menée par Karelle Ménine

 

Du 15 au 21 mai, en continu

Diffusion du reportage sonore de Karelle Ménine, Claude Amaudruz, paysan.

Les 15, 17 et 18 mai : de 18h30 à 22h
Du 19 au 21 mai : de 11h à 17h30

 

 

Monde Animal de Pierre Baumgart

 

Dix gravures originales issues du livre Monde animal (éd. D’autre part, 2016), une odyssée dans l’infinie beauté de la nature signée par Blaise Hofmann et illustrée par Pierre Baumgart, digne héritier de Robert Hainard. Pour petits et grands.

 

Pierre Baumgart Né à Genève en 1969, où il vit et travaille quand il n’est pas en voyage, Pierre Baumgart étudie la gravure aux Beaux-Arts de Genève. La nature est son terrain d’observation privilégié. Il la croque et l’observe avec précision, inlassablement. Peintre, dessinateur, lithographe et graveur, il élabore une technique de gravure sur bois particulière, à mi-chemin entre la tradition occidentale et l’estampe japonaise. Cette approche lui est transmise par le célèbre Robert Hainard, qu’il côtoie régulièrement de son vivant. De sa rencontre avec l’auteur Blaise Hofmann est né Monde animal, une série de récits illustrés qui narre la faune et la flore locales, paru aux éditions D’autre part en 2016. Cette même année, il publie En suivant les milans noirs chez Terre & Nature, un magnifique ouvrage composé de dessins et de textes qu’il signe entièrement. Son travail fait l’objet de nombreuses expositions.

 

Blaise Hofmann Licencié en Lettres de l’Université de Lausanne, écrivain voyageur, aventurier des continents exotiques et des terres familières, Blaise Hofmann s’est fait connaître avec son récit de voyage Billet aller simple (éd. de L’Aire, 2006). En 2008, Estive (éd. Zoé) l’inscrit parmi les auteurs qui comptent et lui vaut le Prix Nicolas Bouvier au Festival Etonnants Voyageurs de Saint-Malo. Il collabore avec divers médias comme journaliste ou chroniqueur, notamment pour feu l’Hebdo, pour le 24 Heures, Terre & Nature, Le Nouvelliste. Parallèlement à son travail littéraire, il enseigne à l’Institut littéraire suisse et donne régulièrement des ateliers d’écriture. Dernièrement, il a publié le magnifique Monde animal avec l’illustrateur Pierre Baumgart (éd. D’autre part, 2016). Il a aussi signé Capucine, Marquises, L’Assoiffée, tous parus chez Zoé, et Notre Mer aux éditions de l’Aire (2009). En 2019, il sera le librettiste de la Fête des Vignerons avec Stéphane Blok.

 

 

Exposition dans le cadre du festival littéraire annuel de la MRL:

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