« Artaud incandescent » par René Zosso

mercredi 7 mars 2012 19h30

Lecture-spectacle

En 1947, peu après la visite d’une exposition consacrée à Van Gogh au Musée de l’Orangerie et quelques mois avant sa propre mort, Antonin Artaud traite du «cas Van Gogh» dans Le Suicidé de la société. Dans ce texte incandescent, à la fois testament littéraire et diatribe contre les psychiatres, «ennemis du génie», il vit les tableaux de Van Gogh de l’intérieur et parle magnifiquement de sa peinture. Le comédien René Zosso, délaissant pour l’occasion sa vielle et les répertoires du Moyen Âge, prête son souffle à cette parole vibrante et en restitue sa véhémence inspirée.

Ce texte est une «illustration exemplaire de la maîtrise à laquelle Antonin Artaud était parvenu dans l’écriture qui peut être dite à voix haute, inséparable cependant de l’écriture manuscrite, celle qui grave sa trace dans la page, et qui lui est nécessaire pour pratiquer cette écriture vocale dont il ne semble pas paradoxal de dire qu’elle s’imprime à la fois dans l’air et dans l’oreille de l’auditeur, le premier auditeur en étant le locuteur lui-même, le couple locuteur / auditeur venant redoubler et renforcer le couple scripteur / lecteur», écrit Paule Thévenin dans ses Notes de présentation à l’édition des Oeuvres complètes d’Antonin Artaud chez Gallimard.

 

« Artaud incandescent » par René Zosso René Zosso -©JeanneQuattropani
« Artaud incandescent » par René Zosso René Zosso -©JeanneQuattropani
« Artaud incandescent » par René Zosso René Zosso -©JeanneQuattropani
« Artaud incandescent » par René Zosso ©JeanneQuattropani

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