Gabriella Zalapi et Mathias Howald | Rencontre

Gabriella Zalapì et Mathias Howald ont publié récemment leur premier roman. Des textes personnels, nourris de photographies de famille. Chez l’un et l’autre, l’écriture vient mettre de l’ordre dans le passé familial et poser des mots là où l’histoire intime se tait, où l’image laisse un champ d’interprétation.

Avec Antonia Gabriella Zalapì imagine le journal intime d’une jeune femme, intérieurement fracturée et enfermée dans des codes bourgeois qui l’étouffent. Entre 1965 et 1966, elle rend compte de son quotidien et de l’héritage formidable qu’elle a reçu de sa grand-mère : des cartons remplis de centaines de photographies, d’albums de famille, de milliers de lettres, de notes, de factures, d’inventaires. En épluchant ces documents, Antonia retrace les multiples exils vécus par les siens, sur toile de Deuxième Guerre mondiale et de nazisme. Tandis qu’elle assemble les bribes de sa généalogie, elle parcourt un chemin intérieur qui la mène vers la liberté. « Ce qui est évident, c’est qu’ici je m’évade. Tout ce que je me raconte pour combler les blancs agit sur mon imaginaire. »

Dans Hériter du silence, Mathias Howald fouille l’histoire de son père photographe, décédé trop tôt. Son écriture se fait précise, détaillée, pour enquêter sur cet homme silencieux, aux rares gestes de tendresse : « Ton rapport aux autres avait été fait de silence, cette matière invisible mais dense qui te mettrait, espérais-tu peut-être, hors d’atteinte du mal. » Une enquête pudique et émouvante qui agit comme un bain révélateur et fait remonter à la surface un douloureux secret de famille.

 

♦Une rencontre en partenariat avec le Centre de la photographie Genève

 

GABRIELLA ZALAPÌ
Née à Milan, d’origine anglaise, suisse et italienne. Artiste plasticienne formée à la Haute école d’art et de design à Genève, Gabriella Zalapì puise son matériau entre autres dans sa propre histoire familiale. Elle reprend photographies, archives, souvenirs pour les agencer dans un jeu troublant entre Histoire et fiction. Cette réappropriation du passé s’incarnait jusqu’ici dans des dessins et des peintures. Aujourd’hui Gabriella Zalapì la transpose à l’écrit dans son premier roman, Antonia, publié aux éditions Zoé en janvier 2019 et lauréat du Grand Prix de l’héroïne décerné par Madame Figaro.

MATHIAS HOWALD
Né à Lausanne en 1979. Il a suivi des études de Lettres et enseigne aujourd’hui l’anglais au gymnase. Son premier roman, Hériter du silence, est publié en 2018 aux éditions d’autre part et a obtenu le Prix du Public RTS 2019. Parallèlement à sa pratique d’écriture personnelle, Mathias Howald est membre du collectif Caractères mobiles, avec lequel il vient de publier Au Village, également aux éditions d’autre part.

 

Marie-Hélène Lafon et Jérôme Meizoz

TRADITION ET MODERNITÉ: ÉTERNELLES RIVALES ?

Ils partagent bien des points communs, ces deux écrivains à l’œuvre magnifique, qui ne laisse pas indifférent : Marie-Hélène Lafon et Jérôme Meizoz sont d’extraction paysanne, tous deux ont fait des études académiques, creusant un sillon littéraire alors que leurs histoires personnelles les dirigeaient vers d’autres horizons. Leurs textes comportent une dimension sociologique ; l’un comme l’autre observe avec finesse et acuité les petites gens, le banal, la tension que génère la coexistence de la modernité et de la tradition, ou encore du milieu urbain et de l’univers rural. Mais chacun a un style marqué, unique. L’un développe une écriture essentiellement elliptique, l’autre délie un flux où la langue déploie une richesse rare qui remet en circulation des termes du patois et le langage « de la terre ».

Les faire dialoguer nous est apparu évident et déjà nous nous réjouissons de les entendre parler des gens ordinaires, de ces « vies minuscules » à qui leur écriture donne une universalité et qui, sous leur plume, deviennent des mondes infinis et captivants.

 

MARIE-HÉLÈNE LAFON ET JÉRÔME MEIZOZ

Née dans le Cantal, Marie-Hélène Lafon vit depuis plus de 30 ans à Paris, où elle enseigne le français, le grec et le latin. Tous ses livres sont parus aux éditions Buchet/Chastel. Parmi ceux-ci, citons Le pays d’en haut (livre d’entretiens, 2019), Flaubert (2018), Nos vies (2017), Histoires (Prix Goncourt de la nouvelle, 2016), Joseph (2014), L’annonce (2009), Le soir du chien (Prix Renaudot des Lycéens, 2001).

Originaire de Riddes, en Valais, Jérôme Meizoz fait des études de Lettres à l’Université de Lausanne, où il est actuellement professeur de littérature. Il poursuit sa formation en sociologie, à Paris, auprès de Pierre Bourdieu. Il a notamment signé Absolument modernes ! (sortie en septembre 2019), Faire le garçon (Prix suisse de littérature 2018), Séismes (2013), Les Désemparés (2005), Morts ou vif (1999, désigné « Livre de la Fondation Schiller Suisse 2000).  Tous ces titres sont publiés par les éditions Zoé.

La fête à Rousseau !

Cette année, l’anniversaire de Rousseau se fête chez Voltaire ! A cette occasion, le Château de Voltaire nous ouvre grand ses portes et ses jardins, et nous reçoit dans sa splendide Orangerie.  Une journée entière dans ce magnifique écrin pour célébrer le visionnaire des Lumières organisée en partenariat avec la Société Jean-Jacques Rousseau. Entrée libre à tous les événements !

Dès 10h30, une série de conférences réunira des spécialistes de Rousseau qui se pencheront sur la question des rapports hommes-femmes dans l’œuvre du philosophe. A 20h, pour clore la journée en beauté, le pianiste Gabriel Zufferey s’inspirera d’une composition de Rousseau  – il n’a pas seulement écrit sur la musique, il en a aussi composé, ce génie ! – et de musiques du 18e siècle pour nous offrir un moment virtuose et original. Et pour faire le trait d’union entre ces deux parties, un apéritif vous sera offert.
Vous pouvez assister à tous les rendez-vous ou ne choisir que ceux qui vous intéressent le plus, vous pouvez venir au colloque et partir au concert ou inversement. Soyez les bienvenu.es !

PROGRAMME

10h30-18h30
« Rousseau et la différence sexuelle », colloque conçu et proposé par la Société Jean-Jacques Rousseau. Avec les intervenants : Paulo Ferreira Junior, Claude Habib, Patrick Hochart, Catherine Larrère, Capucine Lebreton, Gabrielle Radica, Céline Spector
Téléchargez le programme détaillé ici

18h45-20h
Apéritif

20h
Concert de Gabriel Zufferey

GABRIEL ZUFFEREY
Le genevois Gabriel Zufferey a le talent tranquille des surdoués et la fougue généreuse des passionnés. Pianiste et compositeur, il commence à composer très jeune. La presse et les professionnels saluent aussitôt sa maturité et la profondeur de sa musique. Plusieurs prix jalonnent son parcours, qui sillonne principalement l’univers du jazz. A 19 ans, il cosigne son premier album Après l’orage avec Daniel Humair et Sébastien Boisseau, suivra Hear & Know avec Ramon Lopez, Samuel Blaser et Patrice Moret. En 2012, il sort son premier album solo Contemplations, encensé par le New York City Jazz Record. Bien connu des amateurs du Montreux Jazz festival, Gabriel Zufferey est invité à jouer un peu partout dans le monde.  Pour l’anniversaire de Jean-Jacques Rousseau, il s’apprête à jouer une partition écrite par le philosophe et à créer des morceaux à la manière de musiques du 18e siècle.

 

Retrouvez l’intégralité de l’enregistrement du colloque ici: https://www.youtube.com/societejeanjacquesrousseau/videos

 

 

 

Jean Starobinski (1920-2019)

Parce qu’il a maintenu tout au long de sa longue activité la triple exigence de relier l’intelligible et le sensible, d’attester du passage des œuvres et de les soumettre au jugement de sa compétence critique, attentif au passé parce qu’inquiet du présent et soucieux du futur, Jean Starobinski aura été le plus grand critique littéraire de langue française au XXe siècle. Martin Rueff, Libération, 8 mars 2019

Rendre intelligible le sensible et le donner en partage, ce fut le projet de toute une vie : éminent intellectuel, spécialiste du Siècle des Lumières, critique, professeur de littérature, psychiatre, Jean Starobinski n’a eu de cesse de questionner l’infinie complexité de la condition humaine et de célébrer la beauté du monde. Né à Genève en 1920, personnalité à la fois discrète et géniale, il laisse une œuvre qui éclairera longtemps les chemins de la pensée et de la création. Il s’est éteint à Morges le 4 mars 2019.

La MRL et la Société Jean-Jacques Rousseau lui rendent hommage en présentant deux épisodes de la série télévisuelle L’exercice de la liberté (RTS 2001)*, une autobiographie intellectuelle de Jean Starobinski.

Avec la participation de Martin Rueff, écrivain, critique, traducteur et poète, titulaire de la chaire de littérature française du 18e siècle de l’université de Genève, et de Guillaume Chenevière, historien, journaliste, spécialiste de l’histoire culturelle de Genève, interlocuteur de Jean Starobinski pour L’exercice de la liberté.

* L’ensemble des 13 épisodes qui composent ces Grands entretiens est accessible sur le site de la RTS : cliquer ici

 

Partenaire:

Cécile Coulon | Rencontre

Dans le cadre du Printemps de la poésie, qui se tiendra du 1er au 13 avril 2019, nous recevons Cécile Coulon pour Les Ronces (éd. du Castor astral, 2018) en partenariat avec le Chat noir.

Premier recueil de poésie de cette auteure-phénomène, Les Ronces a reçu le prestigieux prix Apollinaire, considéré comme l’équivalent du Goncourt de la poésie.

Tout a commencé sur Facebook. Il y a environ quatre ans, Cécile Coulon décide de poster des poèmes, dans l’idée d’utiliser ce réseau social comme laboratoire littéraire et poétique. Les Ronces réunit l’ensemble de ces textes.

Ces poèmes narratifs conçus comme des micro-nouvelles disent la vie en direct, racontent des histoires brèves, des histoires d’amour (filial ou amoureux), de rencontre, de désir et de rupture. Traversés par le thème de la nature, ces textes écrits comme l’on tient un journal, où le concret du quotidien côtoie les pensées intimes, s’enracinent dans la terre. Alors que dans ses romans Cécile Coulon s’impose de ne jamais parler d’elle, sa poésie laisse filtrer une veine personnelle. « La poésie confie l’essentiel », dit-elle.

« Je voudrais que la poésie soit aussi naturelle à ceux
qui m’entourent, que l’émotion
qui jaillissait cette nuit-là, devant cette place
avec cette facilité improbable des moments qui n’auraient
pas dû être,
qui furent tout de même, mal fichus, débordants de grâce
et de paroles impossibles. » Les Ronces

Cécile Coulon publie son premier livre à l’âge de 16 ans (Le voleur de vie, éd. du Revoir, 2007). S’ensuivent un recueil de nouvelles et cinq romans, tous parus aux éditions Viviane Hamy. Parmi ceux-ci, Le roi n’a pas sommeil (2012) a obtenu le prix Mauvais Genres décerné par France Culture et le Nouvel Observateur, tandis que Trois saisons d’orage (2017) a reçu le Prix des Libraires. D’emblée, ses textes ont laissé transparaître une maturité exceptionnelle. Les Ronces est son premier pas dans la poésie.

En partenariat avec le Chat noir et le Printemps de la poésie.

 

Elisa Shua Dusapin, Michel Layaz et François Ansermet

Deux écrivains : Elisa Shua Dusapin (Prix suisse de littérature 2019) et Michel Layaz (Prix suisse de littérature 2017), un psychanalyste : François Ansermet ;
Une envie : faire dialoguer littérature et psychiatrie.

Cette soirée se déroulera en deux temps : François Ansermet conversera d’abord avec Elisa Shua Dusapin, puis avec Michel Layaz sur leurs livres respectifs, Les billes du Pachinko et Sans Silke. Deux ouvrages qui abordent les relations familiales et l’enfance.

Dans Sans Silke (éd. Zoé, 2019), la plume précise et puissamment évocatrice de Michel Layaz découvre par touches l’univers d’une petite fille, dont les parents vivent une relation exclusive qui lui laisse peu de place. Le monde onirique de l’enfance contrebalance par la poésie la brutalité tapie des rapports humains.

Ce style « par touches » qui suggère plus qu’il n’explicite se retrouve dans Les billes du Pachinko (éd. Zoé, 2018), qui a valu à Elisa Shua Dusapin le prix suisse de littérature 2019. Il y est question de rapports de famille, du fossé qui se crée entre les générations, entre les gens qui s’aiment, entre les langues et les cultures.

 

NOS INVITE.E.S
Comme le dit François Ansermet, c’est l’œuvre d’art qui enseigne à la psychanalyse et non l’inverse. Psychanalyste spécialisé dans la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, il est Professeur honoraire aux universités de Genève et de Lausanne. Depuis 2013, il est membre du Comité consultatif national d’éthique à Paris. Sa recherche se concentre également sur les liens entre arts et sciences, notamment dans le cadre de la Fondation Agalma.

Elisa Shua Dusapin s’est fait remarquer avec son premier roman, Hiver à Sokcho (éd. Zoé, 2016), salué par plusieurs prix, dont le Prix Robert Walser. Née en 1992, d’un père français et d’une mère sud-coréenne, elle grandit en Suisse. Après avoir obtenu son diplôme à l’Institut littéraire de Bienne en 2014, elle a poursuivi ses études en Faculté de lettres à l’université de Lausanne. Elle travaille aussi dans le domaine du théâtre. Son premier roman a été adapté à la scène. Avec Les billes du Pachinko, elle signe un deuxième roman (éd. Zoé, 2018).

Michel Layaz se fait connaître en 2003 avec Les larmes de ma mère (éd. Zoé), un récit au style tendu et précis qui lui vaut le Prix Dentan et le Prix des auditeurs de la RTS. En 2017, il reçoit le Prix suisse de littérature pour son magnifique roman Louis Soutter, probablement (éd.Zoé). Les inadaptés, les failles intérieures, la complexité des rapports familiaux sont des motifs qui traversent son œuvre. Parmi ses autres livres, citons La joyeuse complainte de l’idiot, Deux sœurs, Cher Boniface, tous parus aux éditions Zoé. Plusieurs de ses textes sont traduits en italien, en allemand, en bulgare et prochainement en anglais.

 

Qui sont les écrivaines-voyageuses d’aujourd’hui ?

Qui sont donc les écrivaines-voyageuses d’aujourd’hui ?
Réponse avec deux jeunes femmes, nées en Suisse, sur les bords du Lac Léman. Deux baroudeuses et auteures, qui prennent la plume comme elles prennent la route, avec liberté et un sens aigu de la fraternité. Cette rencontre se tient en écho à notre exposition sur l’écrivaine et aventurière Isabelle Eberhardt (Isabelle Eberhardt, de l’une à l’autre, à voir à la Maison Tavel jusqu’au 7 avril 2019).

En été 2018 sort Petite de Sarah Gysler (éditions des Equateurs), un livre vif, au style rythmé, qui se fait très vite remarquer. Celle que l’on surnomme « l’aventurière fauchée » revient sur le début de sa vie – elle est née en 1994 – et sa rencontre avec le voyage à 20 ans – un coup de foudre. Son récit s’apparente à un chemin initiatique, une odyssée intime qui la réconcilie avec elle-même et lui apprend une valeur peu diffusée de nos jours : faire confiance à l’autre.

Quant à Sarah Chardonnens (1985), auteure de On n’arrête pas un peuple qui danse et Parfum de jasmin dans la nuit syrienne (tous deux parus aux éditions de l’Aire), elle traverse l’Europe sur sa petite moto syrienne, de la Suisse vers les terres sublimes du Levant, que les conflits ne cessent de meurtrir. Installée aujourd’hui à Beyrouth, elle travaille pour une ONG. Ses livres fleurent bon l’humanité tout en distillant connaissances et réflexions sur l’état de ces régions. Diplômée en sciences politiques, Sarah Chardonnens a fait coïncider son attachement au Moyen-Orient avec sa vie professionnelle.

Partenaire média : Grand Genève TV

 

Rencontre avec Laure Adler

Les femmes pensent.
Les femmes écrivent et créent.
Et cela, depuis les siècles des siècles.
Elles produisent des œuvres magistrales et d’autres moins réussies – à l’instar de leurs pairs masculins. Pourquoi l’accès à la reconnaissance leur est-il pourtant si difficile ? Pour rendre hommage à ces femmes – qu’elles soient célèbres ou méconnues – et les réhabiliter, Laure Adler a signé plusieurs ouvrages remarquables (Dictionnaire intime des femmes, Les femmes qui écrivent vivent dangereusement et  Les femmes qui lisent sont dangereuses, en collaboration avec Stefan Bollmann…). Tout dernièrement, elle a complété cette série en publiant, avec Camille Viéville, Les femmes artistes sont dangereuses. Sa thèse d’Histoire s’approchait d’ailleurs déjà de ce sujet, en se penchant sur les féministes du XIXe siècle.

Nous recevons cette icône du monde culturel dans le cadre de notre exposition Isabelle Eberhardt, de l’une à l’autre qui se tiendra à la Maison Tavel du 17 janvier au 7 avril 2019. Une rencontre menée par Karelle Ménine (commissaire d’exposition), sur l’inscription des femmes dans l’histoire littéraire et intellectuelle.

LAURE ADLER
Est-il encore nécessaire de présenter Laure Adler ? Historienne, écrivaine et journaliste, Laure Adler est aussi cette voix reconnaissable entre toutes qui anime aujourd’hui les ondes de France Inter (L’Heure bleue), après avoir habité celles de France Culture. Elle a bâti un parcours professionnel rayonnant. Conseillère culturelle de François Mitterand en 1990, elle devient directrice des documentaires et des émissions culturelles sur France 2 en 1992. elle dirige France Culture de 1999 à 2005. Elle collabore également avec des maisons d’édition (Payot, Denoël, Plon). En 1997, elle rejoint les éditions Grasset, en tant que responsable des essais et documents. Elle est l’auteure de nombreux essais et de plusieurs biographies, notamment de Marguerite Duras, Hannah Arendt, Françoise Giroud, Simone Weil.

Ivan Jablonka | Rencontre

Ivan Jablonka, historien et écrivain, développe une œuvre fondamentalement originale et libre qui marie sciences humaines et littérature. Cet intellectuel brillant s’est fait connaître du grand public avec son livre-enquête Laëtitia ou la fin des hommes (Prix Médicis 2016). Outre notamment l’enfance, l’autobiographie et la famille, le thème de l’exil est l’un des sujets clés de sa recherche.

Avec En camping-car (Seuil, 2018), il signe un texte aussi inclassable que roboratif. A partir de souvenirs de vacances de son enfance, passées à sillonner les routes en camping-car, Ivan Jablonka fait de l’autobiographie une socio-histoire et dresse le tableau précis d’une époque. Il conjugue avec brio la petite et la grande histoire, tisse des parallèles entre bouleversements collectifs et privés, tout en offrant une lecture du 20e siècle européen et de l’évolution socio-économique de notre société. Virtuose !

Parmi les autres livres d’Ivan Jablonka, tous publiés aux éditions du Seuil, citons notamment : Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus (2016, couronné par plusieurs prix dont le Prix Guizot de l’Académie française et le Prix du Sénat du livre d’histoire), L’Histoire est une littérature contemporaine (2014), Le corps des autres (2015), Les vérités inavouables de Jean Genet (2014), Les enfants de la République (2010), Enfants en exil (2007).

En partenariat avec

Nathalie Azoulai et Christian Haller | Rencontre

Traces d’exil. Après Titus n’aimait pas Bérénice (Prix Médicis 2015), Nathalie Azoulai signe un nouveau roman saisissant, tendu entre l’Orient et l’Occident. Les Spectateurs (P.O.L., 2018) nous entraîne dans les tremblements de l’identité, sur les chemins de l’intégration.

Le 27 novembre 1967, un garçon de 13 ans regarde une conférence de presse de De Gaulle à la télévision. Avec lui dans le salon, sa petite sœur et ses parents, qui ont fui leur pays des années auparavant. L’enfant, né en France, réalise alors soudain le sens du mot exil. A partir de cet instant, il va chercher à comprendre ce qu’ont vécu ses parents, comment l’on quitte son pays natal et sa langue, ce que l’on emporte avec soi. Mais autour de lui, personne ne semble prêt à répondre.
A partir de cette histoire singulière, Nathalie Azoulai tisse avec acuité et talent une fable universelle sur l’identité et la quête paradoxale de l’ailleurs et de l’enracinement.

Quant au roman La musique engloutie (éd. Zoé, 2018) de Christian Haller, il nous introduit lui aussi au cœur d’une expérience de l’exil. Alors que la mère du narrateur – installée désormais en Suisse – commence à perdre la mémoire, elle revient inlassablement vers les souvenirs de son enfance passée à Bucarest. Pour démêler les fils de cette mémoire confuse, le protagoniste décide de se rendre en Roumanie, sur les lieux évoqués par sa mère. Animée par une série de personnages haut en couleurs, cette remontée dans le temps se transforme en une traversée à la fois haletante et bouleversante de l’histoire de l’Europe du 20e siècle.

 

En partenariat avec

Velibor Colic et Marina Skalova | Rencontre

L’exil des langues. Soirée en deux temps :
19h30
Lecture de Manuel d’exil de Velibor Colic par Jean-Quentin Châtelain sous la direction de Maya Bösch
20h15
Rencontre avec Marina Skalova et Velibor Colic, modérée par Pascal Schouwey

Marina SkalovaVelibor Colic : Une génération les sépare, leur parcours de vie n’a rien à voir l’un avec l’autre, leur chemin d’écriture non plus. Mais pourquoi vouloir les réunir ?… Pour leur rapport à la langue – leur patrie – ou plutôt faudrait-il dire aux langues.

Avec Manuel d’exil (Gallimard, 2016), Velibor Colic signe un récit autobiographique. Il y raconte son intégration en France, après avoir déserté l’armée bosniaque. Nous sommes au début des années 1990. Le narrateur débarque dans un foyer pour réfugiés à Rennes avec un rêve en tête : décrocher le Goncourt. Humour et émotion se conjuguent dans ce livre qui rappelle combien la langue est un lieu refuge et un espace symbolique, la « courageuse sentinelle » de l’humanité pour reprendre les mots de Colic.

La démarche de Marina Skalova (auteure et traductrice) est traversée par les questions de frontières, de migrations, d’appartenance. Dans Exploration du flux (Seuil, 2018) elle retourne le terme flux dans tous les sens : flux migratoires, flux corporels, flux financiers, tout en ouvrant une réflexion sur les politiques migratoires européennes et le repli sur soi du Vieux Continent. Un texte poétique, au style ciselé et scandé comme un rap.

Sauvage, toi mon semblable

Le Singe de l’autre. Du sauvage américain à l’histoire comparée des religions (Bibliothèque de Genève, éd. des Cendres) : c’est sous ce titre qu’est paru un écrit qui pose les jalons d’une vaste réflexion sur l’altérité et la construction de l’identité, signé par l’historienne de l’art Sara Petrella et l’historien des religions Philippe Borgeaud. A l’heure où certains s’éprennent de fanatisme violent au nom d’une religion, ce livre richement illustré nous rappelle combien les sociétés se ressemblent dans leur rapport au divin. Un voyage dans le temps pour mieux saisir notre présent.

A partir d’une enquête sur deux ouvrages du début du 18e siècle, Cérémonies et coutumes religieuses de tous les peuples du monde de Jean-Frédéric Bernard et du graveur Bernard Picart et Mœurs des sauvages américains comparées aux mœurs des premiers temps du Père jésuite Joseph François Lafitau, Le Singe de l’autre montre qu’à cette époque les représentations du sauvage et des peuples « exotiques » s’humanisent. L’Autre devient alors la clé de voûte d’un système comparatiste. Ce phénomène annonce la naissance de l’anthropologie et de l’histoire des religions, et nous conduit vers la philosophie des Lumières et la pensée de Rousseau.

Dans le cadre de l’exposition du Musée International de la Réforme (MIR), Figures insolites du 18e (à voir jusqu’au 19 août) et à l’occasion de l’anniversaire de Jean-Jacques Rousseau (306 ans!), le MIR et la MRL s’associent pour vous convier à une table ronde sur cette période qui mène à la tolérance. En ouverture de la soirée, vous pourrez vous-mêmes reproduire des gravures de Bernard Picart sur une presse inspirée de Gutenberg, installée au MIR.

Avec
Philippe Borgeaud, historien des religions
Sara Petrella, historienne de l’art
Martin Rueff, Professeur de lettres, spécialiste du 18e siècle
Paola von Wyss Giacosa, ethnologue et historienne de l’art

 

Walser mis en joute

D’un côté, Marina Skalova et Raphaëlle Lacord.
De l’autre, Jean-Louis Besson.
Un traducteur de renom international, deux jeunes traductrices, deux camps, un texte à traduire : Dornröschen de l’ébouriffant Robert Walser.

Sous nos yeux, les deux équipes livrent un match savoureux, où s’affrontent leurs points de vue sur la traduction de ce « dramolet » de Robert Walser, une réinterpréation aux allures féministes du célèbre conte La Belle au bois dormant. Cette brève pièce n’a encore jamais été traduite en français.

Les règles du jeu sont simples : les deux parties préparent en amont, chacune de leur côté, la traduction de la pièce en question. Le soir de la joute, elles confronteront leurs interprétations en direct. Une soirée qui s’annonce jubilatoire en hommage au travail des traducteurs, si essentiel dans la transmission des textes. Ça va chauffer !

En collaboration avec le Centre de traduction littéraire de Lausanne CTL –www.unil.ch/ctl– et la Comédie de Genève –www.comedie.ch

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Dramaturge et spécialiste reconnu du théâtre allemand du 19e au 21e siècle, Jean-Louis Besson est réputé pour ses traductions des textes de Büchner. Parmi les autres écrivains qu’il traduit, rappelons Heiner Müller, Botho Strauss, Arthur Schnitzler, Frank Wedekind, Karl Kraus, Heinrich von Kleist…

Après avoir travaillé à Berlin et à Paris, Raphaëlle Lacord (1987) vit aujourd’hui à Lausanne où elle collabore à l’édition des œuvres complètes de Gustave Roud. Parallèlement, elle traduit des pièces de théâtre, des nouvelles et des livres pour la jeunesse.

Actuelle auteure en résidence et dramaturge associée du Théâtre de Poche à Genève, Marina Skalova (1988) a signé plusieurs ouvrages, dont Atemnot qui a reçu le Prix de poésie de la vocation. Elle traduit par ailleurs des auteurs dramatiques pour l’Arche éditeur et les éditions Théâtrales, ainsi que des poètes germanophones.

Lukas Bärfuss & Mathieu Bertholet | Mort, je te choisis

Plusieurs points communs relient Lukas Bärfuss et Mathieu Bertholet : l’écriture théâtrale, Berlin –où l’un vit et l’autre a fait ses études–, leurs origines helvétiques ou encore le thème de ce soir, la mort.

Parlons-en de « La Grande Faucheuse » au 21e siècle en Suisse. Qu’implique-t-il de la choisir, de l’acheter ? Et si elle était devenue un produit de luxe ? Lukas Bärfuss et Mathieu Bertholet ont tous deux ressenti la nécessité d’écrire sur la problématique du suicide, assisté ou pas, portant cet acte sur la scène théâtrale et publique.

On se souvient de la pièce de Lukas Bärfuss, Le voyage d’Alice en Suisse (L’Arche éditeur*, mis en scène par Gian Manuel Rau au Théâtre du Grütli, à Genève, en 2015). Il y est question d’une femme fermement décidée à mourir. Pour l’aider, elle fait appel à un médecin euthanasiste. Lukas Bärfuss revient sur ce sujet, mais différemment, dans un livre poignant à l’émotion d’une pudeur bouleversante : Koala (éd. Zoé, 2017*). Ici, le frère du narrateur se suicide sans laisser d’explications. Face au silence, ce dernier cherche à comprendre. Au fil de cette enquête, c’est une réflexion existentielle sur le fait d’être vivant qui émerge.

De son côté, Mathieu Bertholet vient d’écrire la pièce Luxe, calme (qu’il met lui-même en scène actuellement en Suisse romande). Au centre de ce texte rhapsodique, des récits intimes et une réflexion sur l’euthanasie, qui fleurit en Suisse… tout comme l’industrie pharmacologique !

Une discussion menée par Danielle Chaperon, Professeure à l’Université de Lausanne, spécialiste du théâtre

♦ Luxe, calme à voir au théâtre en ce moment ♦

Théâtre de Vidy du 8 au 18 mars 2018

Théâtre populaire romand (TPR), La Chaux-de-Fonds, du 22 au 25 mars 2018

Comédie de Genève du 10 au 15 avril 2018

Théâtre de Valère, Sion, le 18 avril 2018

∗Les éditions mentionnées correspondent aux publication en traduction française

Alain Badiou, le dialogue de l’art et de la philosophie

Sa fraîcheur semble inaltérable. Alain Badiou, du haut de ses 80 ans passés, demeure un intellectuel radical, dont les interventions et les prises de position d’une liberté de penser roborative en font trembler plus d’un.

Philosophe majeur et figure incontournable de la vie intellectuelle de notre temps, il a développé une réflexion où philosophie, politique, sciences et esthétique se mêlent et se répondent. Cet infatigable vigile des consciences continue de s’inscrire dans le débat public et de publier. Alors qu’il ne vote plus depuis Mai 1968, il vient de signer – paradoxalement ? –  un Eloge de la politique (édition Flammarion, 2017). Ce dialogue avec Aude Lancelin est traversé par des références à Rousseau. Alain Badiou y poursuit sa critique rigoureuse du capitalisme, réitère sa confiance dans le communisme – on sait qu’il n’a jamais renié son orientation maoïste – et sa foi dans le bien commun.

Cette publication est l’occasion est de recevoir cet intellectuel toujours édifiant et de parler aussi de son lien à la poésie, à la littérature, à l’art tout en abordant son système philosophique. Car Alain Badiou, rappelons-le, est également romancier et dramaturge.

Une discussion menée par Mathieu Menghini, historien, praticien de l’action culturelle et enseignant à la HETS (Haute Ecole de Travail Social)

 

Écritures des ciels avec Alain Borer et André Velter.

Dans le cadre du Printemps de la Poésie 2018, la MRL a le plaisir d’accueillir les poètes Alain Borer et André Velter pour une soirée aérienne intitulée Écritures des ciels.

« Grands voyageurs, Alain Borer et André Velter, quand ils ne sillonnent pas les ciels, restent tête en l’air, en quête d’ailleurs perpétuels, et si ces deux poètes se posent à Genève (où l’un d’entre eux, le rimbaldien, a toutes ses attaches, l’autre, le poète des souffles, cavalant de Séville à Oulan-Bator), pour un récital fraternel à deux voies — c’est entendre à travers leurs écrits plus loin encore… Car depuis les arpenteurs de désert et d’altitude qui bivouaquèrent sur le tracé incertain des frontières de Haute-Asie et les poètes qui se risquèrent sur les pentes du Mont Analogue, il est un Grand Jeu d’échos irrémédiables, joyeux pourtant, qui témoignent sans cesse que la poésie sans la vie n’est pas la poésie. » André Velter & Alain Borer

En présence de sept leporellos créés par :

Alain Borer
Siripoj Chamroenvidhya en duo avec Vahe Godel
Brigitte Crittin avec un poème de François Cheng
Pierre Ferrarini avec des textes de Henri Michaux et Michel de Montaigne
Marie-Dominique Kessler en duo avec Alain Borer et André Velter
Christelle Montus avec un poème de Charles Baudelaire

Une proposition de l’association Crac, en collaboration avec la MRL  et le Printemps de la Poésie.

À table! Avec Maurice & Corinna

Durant toute leur vie de couple, Corinna Bille (1912-1979) et Maurice Chappaz (1916-2009) ont entretenu une correspondance abondante. Leurs lettres sont autant d’odes à l’amour, qu’à l’amitié et à la liberté qui les unissaient. Empreintes d’une trajectoire intime éblouissante et atemporelle, elles constituent un patrimoine littéraire édifiant et une réflexion sur l’art, dépassant la sphère privée. Publiées en 2016 par les éditions Zoé sous le titre « Jours fastes », elles prennent vie ici grâce aux comédiens Nathalie Boulin et Jean-Louis Johannides. Cette lecture est une proposition de Maria Da Silva et Élise Pernet qui ont réalisé le montage des textes.

À l’issue de la lecture, nous vous proposons de déguster une sélection des vins du domaine de Marie-Thérèse Chappaz, nièce de l’écrivain et vigneronne en biodynamie. Situé à Fully en Valais, le domaine accueillit Maurice Chappaz et Corinna Bille qui y ont séjourné pour écrire « sur la table de la cuisine avec des gants car il n’y avait pas de chauffage », comme le raconte Marie-Thérèse.

Cette lecture, qui a déjà été présentée dans le cadre du festival la Fureur de lire, est en lien avec l’exposition « Amoureux & Écrivains. Dans l’intimité de Corinna Bille et Maurice Chappaz » à découvrir jusqu’au 25 février 2018 à la MRL. Nous vous y présentons une sélection des manuscrits des deux auteurs qui nous a été prêtée par les Archives Littéraires Suisses de Berne.

Durée de la lecture 45 min.

 

 

Amoureux & Écrivains : Corinna Bille et Maurice Chappaz

Dans l’intimité de Corinna Bille et Maurice Chappaz…

Les deux auteurs suisses se rencontrent en 1942. Ils initient dès lors une relation amoureuse, ainsi qu’un échange épistolaire qui perdure jusqu’au décès de Corinna en octobre 1979. De leur amour nomade et non-conventionnel, naît une correspondance de près de 700 lettres qui retrace le travail littéraire, les coups de cœur, les rencontres artistiques, les multiples voyages mais également les colères, les infidélités, les préoccupations du quotidien, l’instabilité financière et l’éducation des enfants. Une matière dense et incroyablement intense sur le lien qu’unit deux êtres portés par une même passion : la littérature.

Toutes ces lettres avec des êtres que j’ai croisés parfois si intimement peut-être si elles paraissent sont des flocons de neige que je vois par la fenêtre. Maurice Chappaz

Bénéficiant d’un prêt des Archives littéraires suisses à Berne, la Maison de Rousseau et de la Littérature réunit des documents inédits autour d’une exposition qui révèle l’intimité d’un des couples les plus captivants des Lettres romandes.

Avec l’aimable autorisation de l’association Films Plans-Fixes, le documentaire Corinna Bille racontée par Maurice Chappaz, réalisé le 7 novembre 1979, peut être visionné sur demande dans la salle de projection (durée 42 min) de la MRL.

Du mardi au dimanche de 11h à 17h30
Entrée libre

 

 

« Ivre avec les escargots » de Valérie Poirier

Lauréate du Prix suisse de théâtre 2017, Valérie Poirier s’écarte ici du genre théâtral – son royaume – pour nous entraîner dans une série de nouvelles en prose. Elles sont vives, cocasses, souvent très drôles. Ivre avec les escargots revisite les souvenirs de son enfance passée à la Chaux-de-Fonds et de son adolescence. Nous sommes dans les années 1970-1980. La réalité flirte avec la fiction, on découvre les tentations de l’amour, le scoutisme – « cette saloperie ! » -, on se laisse prendre au jeu de la mémoire. Les images défilent, on a l’impression d’y être, on rit. L’énergie contagieuse de Valérie Poirier se mêle au violon de Marie Schwab, qui lui répond, s’amuse et vibre, tandis que nous embarquons dans ce voyage qui sent bon la liberté.

En partenariat avec la Fête du Théâtre.
Tout le programme de la Fête du Théâtre à consulter ici

♦Actualité littéraire de Valérie Poirier♦
En octobre 2017, paraît chez Bernard Campiche Editeur :

Palavie et autres pièces

Ce volume contient notamment les pièces Les Bouches (2006),  Loin du bal (2007),  Quand la vie bégaie (2008), Objets trouvés (2008), Palavie (2016) et Un conte cruel (2016).

Nathalie Sarraute à la lettre

Tandis que la metteure en scène Anne Bisang monte Elle est là au Théâtre de l’Orangerie, la MRL la reçoit pour parler de l’œuvre d’une des toutes grandes dames de la littérature, Nathalie Sarraute. A ses côtés, Rolande Causse.
Modération : Thierry Sartoretti
Les personnes qui ont rencontré et fréquenté Nathalie Sarraute se font désormais rare. Rolande Causse en fait partie. Cette auteure, qui écrit principalement pour la jeunesse et qui vit à Paris, a tissé une longue amitié avec l’écrivaine d’origine russe. En 2016, elle a fait paraître au Seuil Conversations avec Nathalie Sarraute. On y découvre à la fois la remarquable intellectuelle et la femme d’une immense humanité qu’était Nathalie Sarraute.

Esprit visionnaire, Nathalie Sarraute (1900-1999) a produit une œuvre originale, qui donne forme aux pulsions et à la vie intérieure. La langue y est un terrain d’exploration et de jeu ; une aventure à la fois physique, captivante et génératrice de situations absurdes à en perdre la tête. Avec Tropismes (1939), l’écrivaine livre l’essentiel de sa démarche. Elle est consacrée avec L’Ere du soupçon (1956), qui pose les fondements du Nouveau Roman, et Le Planétarium (1959). Elle a également écrit de nombreuses pièces pour le théâtre, dont Elle est làLe SilenceLe MensongeIsma

 

Lieu : Maison de Rousseau et de la Littérature (MRL), 40 Grand-Rue, 1204 Genève

 

 

Et encore…

♦ A voir au Théâtre de l’Orangerie

Elle est là
du 19 au 28 septembre 2017

Mise en scène
Anne Bisang

Avec
Céline Bolomey, Xavier Fernandez-Cavada, Philippe Vuilleumier

Réservations pour le spectacle directement auprès du théâtre
T. 022 700 93 63 ¦ www.theatreorangerie.ch

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