Anne-Sophie Subilia | Ecrire le dehors

Intéressée par la figure du flâneur et le rapport que nous entretenons avec le réel, Anne-Sophie Subilia vous invite à une expérience sensible en deux temps. D’abord, vous vous promènerez et prendrez des notes dans une attitude d’observation. A partir de cette matière première, vous écrirez ensuite vos textes. Ce sera alors l’occasion d’explorer divers registres littéraires, dans un aller-retour créatif entre le dehors observé et vos perceptions intérieures. Cet atelier permettra également d’aborder d’un point de vue original la relation dynamique et inspirante entre objectivité et subjectivité.


ANNE-SOPHIE SUBILIA

Anne-Sophie Subilia vient de publier son cinquième livre, Neiges intérieures (éd. Zoé 2020), après avoir signé Les hôtes (Paulette éditrice 2018), Parti voir les bêtes (éd. Zoé 2016, Arthaud Poche 2018), Qui-vive (Paulette éditrice 2016) et Jours d’agrumes (éd. de l’Aire 2013). Sa démarche est marquée par la géopoétique et la pensée de Kenneth White, qui met au centre de sa recherche le rapport de l’Homme à la Terre et notre relation à l’environnement. En 2019, elle a co-signé la performance Hyperborée avec le metteur en scène et acteur Jean-Louis Johannides et l’artiste sonore Rudy Decelière (présenté à la Comédie de Genève, au Théâtre Saint-Gervais, au Théâtre du Grütli et à l’ABC). Anne-Sophie Subilia est membre du collectif AJAR.

Elisa Shua Dusapin | L’art du portrait

La description d’un personnage a toujours un sens dans un texte, quel que soit le registre (roman, polar, journal intime, autofiction…). Un portrait peut permettre d’évoquer un contexte social, culturel ou historique. Il peut aussi induire un profil psychologique, véhiculer un monde symbolique ou suspendre le temps dans le flux d’une intrigue. Quand et comment faire intervenir un portrait pour qu’il exprime au mieux vos intentions d’auteur ? Quels termes choisir et de quelle manière les agencer ?  C’est ce que vous expérimenterez avec Elisa Shua Dusapin. Et vous verrez également que ce qui est valable pour un personnage peut l’être pour un lieu ou tout autre élément d’un texte.

ELISA SHUA DUSAPIN
Elisa Shua Dusapin s’est fait remarquer dès la parution de son premier livre, Hiver à Sokcho (éd. Zoé, 2016), qui lui a valu plusieurs distinctions, dont le Prix Robert Walser. Avec son deuxième roman, Les billes du Pachinko (éd. Zoé, 2018), elle se retrouve à nouveau sur le devant de la scène littéraire suisse et reçoit le Prix suisse de littérature 2019. Toujours aux éditions Zoé, elle vient de publier Vladivostok Circus. Elisa Shua Dusapin a obtenu son diplôme à l’Institut littéraire de Bienne en 2014, puis a poursuivi ses études en Faculté de lettres à l’université de Lausanne. Elle travaille également dans le domaine du théâtre.

Mathias Howald | Album de soi

Quelle image souhaitons-nous donner de nous-même ? Et quelles images de nous sont produites indépendamment de notre volonté ? A partir de souvenirs, de photographies de famille ou encore de lectures, vous traverserez cette fascinante thématique en compagnie de l’auteur Mathias Howald. Durant cet atelier, vous réaliserez des petits livres individuels, composés de chapitres écrits selon différentes consignes inspirées par les démarches d’écrivaines et d’écrivains tels que Marguerite Duras, Annie Ernaux, Georges Perec, Robert Walser et Hervé Guibert.

MATHIAS HOWALD
Né à Lausanne en 1979, Mathias Howald a suivi des études de Lettres et enseigne aujourd’hui l’anglais au gymnase. Son premier roman, Hériter du silence (éd. d’autre part 2018) a rencontré un bel écho auprès du public et de la critique. Il a obtenu le Prix du Public RTS 2019. Parallèlement à sa pratique d’écriture personnelle, Mathias Howald est membre du collectif Caractères mobiles, avec lequel il vient de publier Au Village, également aux éditions d’autre part.

ANNULÉ – Mathias Howald | Album de soi

Quelle image souhaitons-nous donner de nous-même ? Et quelles images de nous sont produites indépendamment de notre volonté ? A partir de souvenirs, de photographies de famille ou encore de lectures, vous traverserez cette fascinante thématique en compagnie de l’auteur Mathias Howald. Durant cet atelier, vous réaliserez des petits livres individuels, composés de chapitres écrits selon différentes consignes inspirées par les démarches d’écrivaines et d’écrivains tels que Marguerite Duras, Annie Ernaux, Georges Perec, Robert Walser et Hervé Guibert.

MATHIAS HOWALD
Né à Lausanne en 1979, Mathias Howald a suivi des études de Lettres et enseigne aujourd’hui l’anglais au gymnase. Son premier roman, Hériter du silence (éd. d’autre part 2018) a rencontré un bel écho auprès du public et de la critique. Il a obtenu le Prix du Public RTS 2019. Parallèlement à sa pratique d’écriture personnelle, Mathias Howald est membre du collectif Caractères mobiles, avec lequel il vient de publier Au Village, également aux éditions d’autre part.

Mathias Howald | Album de soi

Quelle image souhaitons-nous donner de nous-même ? Et quelles images de nous sont produites indépendamment de notre volonté ? A partir de souvenirs, de photographies de famille ou encore de lectures, vous traverserez cette fascinante thématique en compagnie de l’auteur Mathias Howald. Durant cet atelier, vous réaliserez des petits livres individuels, composés de chapitres écrits selon différentes consignes inspirées par les démarches d’écrivaines et d’écrivains tels que Marguerite Duras, Annie Ernaux, Georges Perec, Robert Walser et Hervé Guibert.


MATHIAS HOWALD
Né à Lausanne en 1979, Mathias Howald a suivi des études de Lettres et enseigne aujourd’hui l’anglais au gymnase. Son premier roman, Hériter du silence (éd. d’autre part 2018) a rencontré un bel écho auprès du public et de la critique. Il a obtenu le Prix du Public RTS 2019. Parallèlement à sa pratique d’écriture personnelle, Mathias Howald est membre du collectif Caractères mobiles, avec lequel il vient de publier Au Village, également aux éditions d’autre part.

ANNULÉ – Elisa Shua Dusapin | L’art du portrait

La description d’un personnage a toujours un sens dans un texte, quel que soit le registre (roman, polar, journal intime, autofiction…). Un portrait peut permettre d’évoquer un contexte social, culturel ou historique. Il peut aussi induire un profil psychologique, véhiculer un monde symbolique ou suspendre le temps dans le flux d’une intrigue. Quand et comment faire intervenir un portrait pour qu’il exprime au mieux vos intentions d’auteur ? Quels termes choisir et de quelle manière les agencer ?  C’est ce que vous expérimenterez avec Elisa Shua Dusapin. Et vous verrez également que ce qui est valable pour un personnage peut l’être pour un lieu ou tout autre élément d’un texte.


ELISA SHUA DUSAPIN

Elisa Shua Dusapin s’est fait remarquer dès la parution de son premier livre, Hiver à Sokcho (éd. Zoé, 2016), qui lui a valu plusieurs distinctions, dont le Prix Robert Walser. Avec son deuxième roman, Les billes du Pachinko (éd. Zoé, 2018), elle se retrouve à nouveau sur le devant de la scène littéraire suisse et reçoit le Prix suisse de littérature 2019. Elisa Shua Dusapin a obtenu son diplôme à l’Institut littéraire de Bienne en 2014, puis a poursuivi ses études en Faculté de lettres à l’université de Lausanne. Elle travaille également dans le domaine du théâtre.

ANNULÉ – Anne-Sophie Subilia | Ecrire le dehors

Intéressée par la figure du flâneur et le rapport que nous entretenons avec le réel, Anne-Sophie Subilia vous invite à une expérience sensible en deux temps. D’abord, vous vous promènerez et prendrez des notes dans une attitude d’observation. A partir de cette matière première, vous écrirez ensuite vos textes. Ce sera alors l’occasion d’explorer divers registres littéraires, dans un aller-retour créatif entre le dehors observé et vos perceptions intérieures. Cet atelier permettra également d’aborder d’un point de vue original la relation dynamique et inspirante entre objectivité et subjectivité.


ANNE-SOPHIE SUBILIA

Anne-Sophie Subilia vient de publier son cinquième livre, Neiges intérieures (éd. Zoé 2020), après avoir signé Les hôtes (Paulette éditrice 2018), Parti voir les bêtes (éd. Zoé 2016, Arthaud Poche 2018), Qui-vive (Paulette éditrice 2016) et Jours d’agrumes (éd. de l’Aire 2013). Sa démarche est marquée par la géopoétique et la pensée de Kenneth White, qui met au centre de sa recherche le rapport de l’Homme à la Terre et notre relation à l’environnement. En 2019, elle a co-signé la performance Hyperborée avec le metteur en scène et acteur Jean-Louis Johannides et l’artiste sonore Rudy Decelière (présenté à la Comédie de Genève, au Théâtre Saint-Gervais, au Théâtre du Grütli et à l’ABC). Anne-Sophie Subilia est membre du collectif AJAR.

Promenade Rousseau

Durant les travaux de rénovation de la Maison de Rousseau et de la Littérature, nous proposons une Promenade Rousseau sur demande pour les groupes et pour les écoles. Renseignements auprès de l’Office du Tourisme (cf. ci-contre)

Parcourons Genève sur les traces de Rousseau, de sa maison natale dans la Vieille Ville, à Coutance où il a vécu dans l’atelier d’horlogerie de son père. En passant par la Treille, l’Eglise Saint-Germain et la Résidence de France, nous irons à la place de Saint-Gervais,  lieu de la fameuse fête de la Lettre à d’Alembert, à la rue des Etuves, où Jean-Jacques est devenu apprenti graveur, puis à l’Ile Rousseau, aussi haïe qu’admirée, au Perron, théâtre d’un sanglant conflit qui a marqué Rousseau, à Saint-Pierre et à l’Hôtel-de-Ville, où l’Emile et le Contrat social ont été condamnés et publiquement brûlés par le gouvernement patricien.
Partout nous attend l’ombre d’un géant de la littérature et de la pensée universelle.  Il a follement aimé sa ville natale et l’a donnée au monde en modèle ;  elle l’a déçu et il l’a reniée par deux fois, mais, fortement marqué par elle, il l’a influencée de manière décisive. On a longtemps dit « Genève cité de Rousseau » autant que de Calvin…

Une proposition élaborée par Guillaume Chenevière, fin connaisseur de la vie et de l’œuvre de Jean-Jacques Rousseau, auteur de Rousseau, une histoire genevoise, éd. Labor et Fides, 2012

 

 

Valérie Poirier |Le dialogue dans tous ses états

Dire ou ne pas dire, là est la question. L’art du dialogue touche à son apogée quand il dit sans dire, ou ne dit pas tout en disant. Autrement dit : quand il exprime les non-dits, le décalage entre la pensée d’un personnage et sa parole, ou encore qu’il révèle les intentions enfouies d’un individu. Mais comment faire pour dire sans trop en dire ? C’est ce que vous découvrirez avec Valérie Poirier. A partir du dialogue de théâtre, vous explorerez les différents états de ce registre passionnant.

Comédienne, auteure et metteure en scène, Valérie Poirier a signé des recueils de nouvelles et écrit pour le théâtre. Son univers de mots plonge au cœur du quotidien pour en extraire des situations qui racontent avec délectation la complexité de l’être humain. Parmi ses pièces, on se souvient notamment de Quelqu’un d’autre (récemment jouée au Théâtre Le Crève-cœur), Palavie, Loin du bal, Un conte cruel, Quand la vie bégaie, toutes montées sur les scènes romandes. Plusieurs de ses pièces sont publiées chez Bernard Campiche Editeur. En 2017, elle a reçu le Prix suisse de théâtre pour l’ensemble de son parcours.

Odile Cornuz | Bref et intense

Odile Cornuz vous entraîne dans une exploration savoureuse des formes brèves. Que vous choisissiez ici d’écrire un récit court, de la prose poétique ou encore un texte adressé à quelqu’un – comme un monologue de théâtre par exemple -, vous verrez que brièveté se conjugue parfaitement avec intensité, et que l’on peut dire beaucoup en peu de mots. La recette ? Faire confiance à la langue et à sa capacité expressive, être attentif à la construction du texte, générer des images qui ouvrent des fenêtres dans la tête du lecteur et lui laissent sa part d’imagination.

 

Odile Cornuz développe une œuvre foisonnante et multiple, en solo ou en collectif. Auteure de récits, de nouvelles, de romans, de pièces radiophoniques et de pièces de théâtre, elle signe aussi des essais littéraires. Son dernier livre, Ma ralentie, vient de paraître aux éditions D’autre part (2018). Au théâtre, elle a été auteure en résidence au Royal Court de Londres, à la Comédie de Genève et, ces trois dernières années, au Théâtre Kléber Méleau (TKM). Ses textes sont régulièrement mis en scène. Odile Cornuz a également achevé une thèse de doctorat en littérature française, à l’Université de Neuchâtel, intitulée D’une pratique médiatique à un geste littéraire : le livre d’entretien au 20e siècle. Un livre en a été extrait et édité par Droz en 2016.

Arthur Brügger | Déclenchez vos souvenirs

Le souvenir est une des ressources prolifiques de l’écriture, qu’elle soit autobiographique ou fictionnelle. Arthur Brügger a élaboré pour vous une série d’exercices ingénieux qui vous permettront de voyager dans la mémoire. Ensemble, vous explorerez divers moyens de déclencher des souvenirs – réels ou imaginaires – et de les organiser, pour les mettre en récit. Photographies, lieux, gestes, sensations présentes et passées seront ici autant de déclencheurs à exploiter.

 

Arthur Brügger appartient aux jeunes auteurs qui font la scène littéraire helvétique actuelle. Diplômé de l’Institut littéraire suisse, il est membre du collectif AJAR, dont le livre Vivre près des tilleuls (éd. Flammarion) a eu un retentissant écho national et international. Il fait aussi partie du collectif d’auteurs Hétérotrophes. Son roman le plus connu, L’œil de l’espadon (Prix Bibliomedia 2016), a été publié par les Editions Zoé en 2015 et traduit en italien et en allemand. Ses textes paraissent régulièrement dans des revues et des anthologies. Parallèlement à l’écriture, Arthur Brügger développe une démarche performative, notamment avec le groupe de musique The Mysterious Traveller.

 

Michel Layaz | Loin du malheur. Vive le bonheur !

On admet communément que seul le malheur porte beau, que désespoir et profondeur font la paire. Et voilà le bonheur relégué à une espèce de naïveté ! Mais bonheur et platitude sont-ils vraiment inséparables ? Michel Layaz saura retourner cette croyance en un tour de main. Emmenés par son savoir-faire, vous partirez à la recherche d’instants de félicité – les vôtres ou ceux des autres. Ces séquences (intimes ou extérieures) serviront de points de départ à l’écriture. Elles seront aussi l’occasion d’éprouver des formes littéraires variées (narration, description, dialogue, récit autobiographique…), afin de trouver celle qui sera la plus pertinente pour votre texte, en fonction de l’évocation souhaitée.

 

Michel Layaz se fait connaître en 2003 avec Les larmes de ma mère (éd. Zoé), un récit au style tendu et précis qui lui vaut le Prix Dentan et le Prix des auditeurs de la RTS. En 2017, il reçoit le Prix suisse de littérature pour son magnifique roman Louis Soutter, probablement (éd.Zoé). Les inadaptés, les failles intérieures, la complexité des rapports familiaux sont des motifs qui traversent son œuvre. Parmi ses autres livres, citons La joyeuse complainte de l’idiot, Deux sœurs, Cher Boniface, tous parus aux éditions Zoé. Plusieurs de ses textes sont traduits en italien, en allemand, en bulgare et prochainement en anglais.

 

 

ANAGRAMME, COUPE ET COUPE ET COLLE ET DRAME

Venir dans la maison d’enfance d’un écrivain célèbre et attaquer un texte à coups de ciseaux pour en faire émerger son propre récit ou poème, c’est l’expérience proposée aux élèves dans le cadre des ateliers anagrammes.

Au cours de ces ateliers animés par Ignacio Cardoso, chaque élève est amené à dépecer des mots, à décomposer un texte qui lui plaît, l’agace, l’intrigue ou l’ennuie pour en faire émerger son propre poème ou récit bref.

Contes, poèmes, proverbes, recette, ou paroles de chanson constituent le matériau de départ. L’élève y puise les lettres qu’il agence et colle sur une page. Les sons, le sens mais aussi la taille des lettres, leur couleur, la position des mots sur la page deviennent des éléments de composition : le résultat final devient un plaisir pour les yeux autant que pour les oreilles.

L’animation se déroule dans un cadre régulé et organisé, dans lequel l’accent est mis sur une grande liberté d’expression de l’enfant. Les notions de plaisir, de jeu et de découverte sont privilégiées.

Expérience ludique, l’atelier cherche à sensibiliser l’enfant à la création littéraire, et à le décomplexer face ce mode d’expression et de création. Le but de l’atelier est de transmettre le plaisir – littéraire –
de jouer avec les phrases, les mots, les sons, de s’approprier la langue que nous partageons tous.

 

Ateliers proposés en partenariat avec École & culture

COMMENT PASSER D’UNE PAROLE EN GERME A UNE LITTÉRATURE ENGAGÉE?

Cet atelier d’écriture invite chacun-e- à éprouver son courage de nommer et donc son pouvoir d’agir. Il propose un passage au mot qui est un passage à l’acte.

Se réunir à plusieurs place de fait cet atelier dans une dimension collective de construction de sens et d’engagement. L’atelier interrogera la dimension collective de l’écriture et sa dimension participative. Les participant-e-s prendront langue pour écrire en mobilisant leurs propres mots.

Réticences, peurs, rages, désirs et phobies sont les bienvenues.

 

Atelier d’écriture
Animation Sylvain Thévoz

Manon Pulver ǀ Il était une fois… le conte ǀ 1-2 avril 2017

C’est peu dire que le conte fascine. Cette forme narrative ancestrale semble inépuisable ; sa capacité à se réinventer et à inventer, intarissable. Mais comment ça fonctionne ? Quels en sont les trucs ? Qu’est-ce qui attire petits et grands vers lui et donne tant envie d’écouter, de raconter ? Où est la part d’écriture et la part d’oralité, et comment passer de l’un à l’autre ? Mené par Manon Pulver, cet atelier retournera l’art du conte comme un gant et en dévoilera certaines coutures incontournables. Un week-end entre écriture et oralité dans le plaisir de raconter.

Manon Pulver écrit comme d’autres manient l’épée. Sa plume aiguisée tranche et pique avec une agilité doublée d’une drôlerie corrosive et fédératrice. Fine observatrice de notre époque et des individus, elle s’est principalement fait connaître avec ses pièces de théâtre, dont on retient avec bonheur Un avenir heureuxAu bout du rouleauA découvert. Si le théâtre est son lieu de prédilection – en plus d’être dramaturge, elle a été collaboratrice artistique à la Comédie de Genève de 2002 à 2007 et précédemment au Théâtre du Grütli -, elle a aussi travaillé pour la télévision, la radio, des revues et continue de collaborer avec différents médias. Manon Pulver s’est par ailleurs formée à l’art du conte auprès de Catherine Zarcate.

Antoine Jaccoud ǀ Dramuscules

Dramuscules

Dramuscule : fusion des mots drame et minuscule. C’est Thomas Bernhard qui invente le genre dans les années 1980. Antoine Jaccoud s’en inspire pour cet atelier. Le quotidien, les voisins, la famille, notre environnement direct peuvent se transformer en creuset d’une fiction bouillonnante pour qui sait observer…

Antoine Jaccoud
Antoine Jaccoud a le sens de l’observation aiguisé et un humour acéré qui met le feu aux poudres instantanément. Après des études de sciences politiques, il étudie l’écriture dramatique auprès du réalisateur Krzysztof Kieślowski et du scénariste Daniel Frank. Il collabore avec Denis Rabaglia, Jean-Stéphane Bron, Dominique de Rivaz. Avec Ursula Meier, il mène une collaboration fructueuse en signant le scénario de Home (Quartz du cinéma suisse) puis celui de L’enfant d’en haut (Ours d’argent au festival de Berlin). En 2016, les Journées cinématographiques de Soleure lui décernent le Prix d’honneur. Mais Antoine Jaccoud ne s’arrête pas là. Il est aussi script-doctor, consultant ; il écrit pour le théâtre, pour la radio et a publié en 2016, un recueil de nouvelles à la drôlerie vitriolée et savoureuse : Country, aux éditions D’autre part.

Antoine Jaccoud est membre du collectif d’auteurs Bern ist überall. Il vit à Lausanne.

 

 

 

 

Côté pratique

Date
Samedi 18 et dimanche 19 mars 2017
de 10h à 18h (avec pause à midi)

Qui ?
Toute personne intéressée, amateur ou professionnel de l’écrit
Aucun prérequis
Dès 16 ans

Nombre de places
12 participants max. 

 

Joseph Incardona ǀ Je est un autre : récit de vie

Je est un autre : récit de vie 

Quand on écrit un texte autobiographique, écrit-on « sur soi » ou « avec soi » ? Comment transformer en récit nos événements intérieurs, micros drames ou révolutions intimes majeures ? Comment introduire une distance, et quelle est la bonne distance ? C’est ce que vous propose d’explorer Joseph Incardona durant ce week-end.

Joseph Incardona
Joseph Incardona doit sa renommée à ses polars. Derrière les panneaux il y a des hommes (éd. Finitude) lui a notamment valu en 2015 le Grand Prix de littérature policière. Au printemps 2016, il a pourtant sorti un ouvrage très différent, Permis C chez BSN Press, un récit qui résonne longtemps après avoir tourné la dernière page. L’auteur y retrace le parcours d’un garçon sur le chemin de l’adolescence. Nous sommes dans les années 1970, dans une banlieue suisse jamais nommée. Joseph Incardona nous introduit ici dans une aventure personnelle, émaillée d’éléments biographiques et portée par un sens de la narration (et du suspens) remarquable. Avec un art consommé, il manie l’intime et la fiction, et nous rappelle que le «je» de l’écriture n’est jamais tout à fait le «je» de la vie.

Joseph Incardona écrit également pour le théâtre, la BD et le cinéma (Milky Way avec Cyril Bron). Il vit à Genève.

 

 

 

 

Côté pratique 

Date
Samedi 25 et dimanche 26 février 2017
de 10h à 18h (avec pause à midi)

Qui ?
Toute personne intéressée, amateur ou professionnel de l’écrit
Aucun prérequis
Dès 16 ans

Nombre de places
12 participants max. 

Julie Gilbert ǀ N’enfoncez qu’un seul clou par tous les moyens : scénario mode d’emploi

N’enfoncez qu’un seul clou par tous les moyens : scénario mode d’emploi

Une seule idée peut suffire à monter tout un scénario, qu’il soit destiné au cinéma, au théâtre ou à une pièce radiophonique. Pour cette initiation à l’écriture scénaristique, attrapez donc cette idée dans votre for intérieur ou dans votre environnement et ne la lâchez plus. Julie Gilbert vous guidera.

Julie Gilbert
Scénariste et dramaturge, Julie Gilbert écrit pour le théâtre (on se souvient de son époustouflant Paradize now !), pour la radio, pour le cinéma. Elle a notamment signé La vraie vie est ailleurs (plus grand nombre d’entrées en Suisse romande en 2007), un film qui a parcouru les festivals du monde, de Locarno à Pékin, Montréal, Mexico, Stuttgart, et a reçu plusieurs distinctions. Le sublime Mangrove suit en 2012. Actuellement, elle tourne Désert avec le réalisateur Frédéric Choffat. Ils collaborent régulièrement, à tel point qu’ils décident de fonder ensemble la boîte de production Les Films du Tigre. Julie Gilbert s’est d’abord formée à Paris, à la Sorbonne, en littérature moderne, avant de rejoindre la Haute Ecole d’art de Lausanne, où elle étudie le scénario. Elle vit aujourd’hui entre Genève et les points du monde qu’elle explore pour ses scénarii.
Côté pratique 

Date
Samedi 4 et dimanche 5 février 2017
de 10h à 18h (avec pause à midi)

Qui ?
Toute personne intéressée, amateur ou professionnel de l’écrit
Aucun prérequis
Dès 16 ans

Nombre de places
12 participants max. 

Blaise Hofmann ǀ Safari urbain

Safari urbain

Regardez soigneusement autour de vous, précisément, car il se pourrait bien que le réel proche soit plus fascinant que nous ne le pensions : un vrai cabinet de curiosités. Par des propositions brèves et ludiques – parfois inspirées d’extraits d’auteurs, d’autres fois nourries de vos prises de notes -, en sortant dans la rue pour observer un détail quelques instants, Blaise Hofmann vous invite à écrire la ville.

Blaise Hofmann
Arpenteur des continents exotiques comme des territoires urbains et familiers, même quand il ne voyage pas Blaise Hofmann réussit à nous embarquer dans le flux du monde. Il donne en partage le réel, qu’il soit immense ou minuscule, de son style précis et fluide. Son premier récit de voyage Billet aller simple (éd.de L’Aire) le révèle en 2006. Deux ans plus tard, en 2008, Estive (éd. Zoé) l’inscrit parmi les auteurs qui comptent et lui vaut le Prix Nicolas Bouvier au Festival Etonnants Voyageurs de Saint-Malo. Dernièrement, avec le dessinateur Pierre Baumgart, il signe le délicat Monde animal (éd. D’autre part). Blaise Hofmann écrit aussi régulièrement pour la presse, en tant que journaliste ou chroniqueur (24 Heures, L’Hebdo, Terre&Nature…). Il vit à Lausanne.
Côté pratique 

Date
Samedi 21 et dimanche 22 janvier 2017
de 10h à 18h (avec pause à midi)

Qui ?
Toute personne intéressée, amateur ou professionnel de l’écrit
Aucun prérequis
Dès 16 ans

Nombre de places
12 participants max. 

Du 19 janvier au 5 avril: atelier d’écriture conduit par Philippe Djian

« Il nous a fallu du temps. Je ne sais combien de générations pour l’admettre. Malgré les évidences, les preuves accumulées. Nous en rions aujourd’hui, mais le chemin a été long, les résistances terribles. Je me souviens de la risée que cela provoquait parfois. Pour certains, pour beaucoup, ces ateliers d’écriture ne servaient à rien car écrire ne pouvait s’apprendre. En grande partie, ils avaient tort. »
Philippe Djian

De janvier à avril 2016, la MRL accueille l’atelier d’écriture de la nrf conduit par Philippe DjianMarcher sur la queue du tigre (réveiller ce qui est endormi). Proposé pour la deuxième année consécutive au 40 Grand-Rue, cet atelier se déroule en six séances de quatre heures, entre lesquelles les participants sont invités à poursuivre leur travail d’écriture.

Philippe Djian a exercé différents métiers: pigiste, il a vendu ses photos de Colombie à L’Humanité Dimanche, ses interviews de Montherlant et de madame Louis-Ferdinand Céline au Magazine Littéraire, il a collaboré à Détective; il a aussi été péagiste, magasinier, vendeur, etc. Il écrit des chansons pour Stephan Eicher et se produit avec lui sur scène. Il a vécu aux États-Unis, en Italie, en Suisse. Il vit désormais en France. Son premier livre 50 contre 1 a été publié chez BFB (Bernard Fixot Barrault) en 1981Bleu comme l’enfer a été adapté à l’écran par Yves Boisset, 37° 2 le matin par Jean-Jacques Beineix et Impardonnables par André Téchiné en 2011. Il a reçu le prix Interalié pour Oh en 2012. Son 27e roman, Chéri Chériest sorti en octobre 2014 aux Éditions Gallimard.

 

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