Langues en folies. Avec Nicolas Couchepin et Valère Novarina

lundi 17 mars 2014 18h30

 

À 18h30 : Café littéraire avec Nicolas CouchepinLes Mensch

Nicolas Couchepin présentera son dernier livre paru au Seuil l’an dernier et en lira des passages.

À 20h15 : Valère Novarina, La langue folle: où commence la folie, où commence la poésie?

Lecture à plusieurs voix en présence de l’auteur Valère Novarina. L’auteur évoquera son écriture jubilatoire et inventive. Il la comparera aux «écrits bruts», bijoux poétiques laissés par ceux que l’on appelle, faute de mieux, des fous.

Cette soirée est organisée par la MRL en collaboration avec la Délégation à la langue française, la BPUN, l’association Les Lundis des Mots et l’association des écrivains neuchâtelois et jurassiens, dans le cadre de la Semaine de la Langue française et de la francophonie en Suisse (SLFF). La 19ème édition de la SLFF, qui a lieu du 14 au 23 mars, a pour thème Les langues en folie.

L’histoire des Mensch s’est déroulée dans la rue où vous vivez peut-être. Comme tout le monde, vous avez sans doute plusieurs fois croisé Muriel Mensch, cette femme absolument banale, au tabac du coin. Comme tout le monde, vous avez eu l’occasion de désapprouver le caractère imprévisible de la jeune Marie Mensch, sa fille de seize ans, qui passe son temps à traîner avec un groupe d’ados dont certains sont vos enfants. Comme tout le monde, vous avez compati à la blessure bien visible de Théo Mensch essayant d’inculquer à son fils Simon, «l’idiot du quartier», l’art de traverser une rue sans se faire écraser. Et comme tout le monde, vous n’avez rien soupçonné.
Nicolas Couchepin,
 Les Mensch

Nicolas Couchepin

Né en 1960 et d’origine valaisanne, Nicolas Couchepin vit à Cormérod dans le canton de Fribourg. Il a étudié les Lettres puis le Travail social à la Haute école pédagogique de Lausanne puis la Politique sociale à l’Université de Genève. Après avoir travaillé comme éducateur, il est rédacteur et traducteur pour une ONG et consacre une partie importante de son temps à l’écriture.

En 1996, il publie un premier roman, Grefferic (Zoé, 1996), suivi de Le Sel (Zoé, 2000), La Théorie du papillon (Infolio, 2008) et Les Mensch (Seuil, 2013). Il est également l’auteur d’un recueil de témoignages et de plusieurs pièces de théâtre, parmi lesquelles Chant des sirènes, dans un océan de sable (SSA, 1999).

Il reçoit plusieurs prix pour ses deux premiers romans. En 2013, il est lauréat de la bourse d’encouragement à la création littéraire de l’État de Fribourg pour un projet de nouveau roman.

Cette année, il fait partie de l’équipe programmatrice des 36e journées littéraires de Soleure qui se tiendront du 30 mai au 1er juin 2014.

Valère Novarina

«Que tout le problème est de la Évacuation des écrits, du circuit papelardier, l’apprentissure des beau parole en correction, de la élymination et corrigement du texte du propre vers le brouillon, de l’habitude de l’écriture à l’école, de la mise au propre, de la rature et de la reprise du brouillon, du tissage et de l’apprentissage des-les écritures dans les écoles. Il tient son cahier comme un saligot. Il écarte, il retisse les tissus de la langue. Détruire l’apprentissage. Évacuer, vider la langue. Verber, ouvrir, réopérer le jour où j’ai appris la parole.»
Valère Novarina, Le drame dans la langue française

Valère Novarina, né en 1947 à Genève, passe son enfance et son adolescence à Thonon. À Paris, il étudie à la Sorbonne, la philosophie et la philologie.

Sa première pièce, L’Atelier volant, est mise en scène par Jean-Pierre Sarrazac en 1974. En 1978, après avoir essuyé plusieurs refus, il publie Le Babil des classes dangereuses, roman théâtral, chez Christian Bourgeois. Par la suite, il met lui-même en scène douze de ses textes, des pièces de théâtre ou des textes poétiques qu’il adapte pour la scène. À Paris, au Festival d’Avignon ou encore au Théâtre de Vidy à Lausanne, il présente Le Drame de la vie (1984), Le Discours aux animaux (1987), L’Origine Rouge(2000), La Scène (2003), L’Acte inconnu (2007), Le Vrai sang (2011).

Homme de théâtre et poète, il publie également des essais dans lesquels il interroge son rapport à l’écriture et à la langue, au français comme au latin, au patois savoyard ou au hongrois: Le Théâtre des paroles (1989), Pendant la matière(1991), L’Envers de l’Esprit(2009), La quatrième personne du singulier (2012).

L’essentiel de son œuvre, traduite dans plus de quinze langues, est publiée aux éditions POL. En 2013, un livre d’entretiens paraît aux éditions Argol: L’Organe du langage, c’est la main. Dialogue avec Marion Chénetier-Alev.

Par ailleurs, à partir des années 80, Valère Novarina intensifie ses activités de dessinateur et de peintre. Il réalise plusieurs performances où il mêle les «actions» de dessin ou de peinture, le texte, et parfois la musique ou la vidéo. Il expose régulièrement depuis les années 90.

Langues en folies. Avec Nicolas Couchepin et Valère Novarina
Langues en folies. Avec Nicolas Couchepin et Valère Novarina Valère Novarina -©Guillaume Perret
Langues en folies. Avec Nicolas Couchepin et Valère Novarina Nicolas Couchepin

Lieu: Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel

Entrée libre
Infos et réservations:
info(at)m-r-l.ch ou au +41 22 310 10 28
Apéritif offert entre les deux rencontres

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