«L’Habit de feu» de Nina Kethevan. Lecture en avant-première en présence de l’auteure

lundi 18 novembre 2013 19h

«L’histoire de Troie ressemble paradoxalement à celle d’une superpuissance moderne. Si j’ai écrit L’Habit de Feu, c’est parce que je vis aux Etats-Unis aujourd’hui. On y ressent très fort (certains d’entre nous du moins) le crépuscule de l’empire. On y entend vanter les militaires, alors que les vrais héros, ceux qui désirent des structures plus justes et sont conscients que le sort de la planète en dépend, sont laissés pour compte.

Nous avons voulu croire qu’un nouveau président, à l’opposé du précédent, pourrait nous tirer d’affaire. Or il aurait fallu avoir l’oeil sur les structures, non sur les personnes; nous avons laissé intact le mécanisme de l’état qui nous entraîne à mener de nouvelles guerres d’hégémonie en les faisant passer pour des guerres humanitaires, et à spolier davantage la planète.»
Nina Kethevan

 
L’Habit de Feu est une vision de la guerre de Troie à travers trois femmes très différentes: Hélène, Cassandre et Hécube. Alors que le conflit se déchaîne autour des murs de leur ville, chacune est préoccupée par son propre drame autant que par le désastre prêt à tout emporter.

Si les femmes occupent une place centrale dans le poème,  les personnages d’hommes sont également riches et complexes, notamment celui de Priam. Les monologues successifs des héroïnes sont entrecoupés de dialogues avec d’autres personnages  et culminent dans une confrontation inédite entre le roi et la reine de Troie.

Les trois chapitres de L’Habit de Feu se lisent comme les trois actes d’une même action dramatique.  Le dessin du poème apparaît peu à peu, comme le ferait la fabrication d’une tapisserie. Le métier de la très féminine Hélène tisse une histoire dont elle ne comprend l’urgence que trop tard, et nous faisons de même.

Poétesse bilingue, Nina Kethevan, vit aujourd’hui à Ithaca (New York), après une jeunesse passée à Genève.
D’abord comédienne, élève de François Simon aux cours du Théâtre de Carouge, elle a joué à
 l’Atelier sur la grand route avec Armen Godel et Grand Peur et Misère du IIIe Reich avec François Rochaix, puis à Paris Ivanov avec Michel Vitold et La Métamorphose avec Daniel Emilfork.
Son Journal de Nijinski, en anglais à New York et à Londres, en français à Paris, lui a valu les plus grands éloges: «Une approche incroyablement pénétrante» (Le Monde), «One hour of rare enchantment» (New York Herald Tribune).
Sous l’impulsion de Josef Brodsky, la poésie succède au théâtre dans la vie de Nina Kethevan. Elle publie ses textes dans la revue américaine  The Poet et vient de terminer L’Habit de Feu,  dont elle a écrit, en anglais et en français, une version romanesque et une version scénique. Cette deuxième version fait aujourd’hui  l’objet d’une lecture à plusieurs voix.
Cette lecture à six voix, en avant-première, de l’Habit de feu, en présence de Nina Kethevan, aura lieu au Théâtre de Carouge.

Mise en lecture François Rochaix
Collaboration à la version scénique Guillaume Chenevière
Distribution (par ordre d’entrée en jeu)
Narrateur Guillaume Chenevière
Hélène Charlotte Chabbey
Alexandre, Hector, Onder Benjamin Kraatz
Cassandre Barbara Tobola
Hécube Laurence Montandon
Priam François Rochaix


Lieu Théâtre de Carouge, salle Gérard Carrat, 57, rue Ancienne, 1227 Carouge
Entrée libre, chapeau à la sortie
Renseignements 079 200 97 37

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