Isabelle Eberhardt, de l’une à l’autre

Elle est née dans le quartier des Grottes, à Genève, en 1877, et a vécu une vie de météorite : à 27 ans, Isabelle Eberhardt est emportée par la crue d’un fleuve en Algérie, où elle vivait. Encore trop peu connue, cette auteure  – qui s’habillait en homme – a pourtant ouvert la voie à de célèbres écrivaines voyageuses, comme Ella Maillart. Passionnée par l’Orient, elle voyage dans ces régions de sable et de vent qui deviennent l’inspiration principale de ses textes.

Dans le cadre de sa saison nomade, la Maison de Rousseau et de la Littérature (MRL) s’associe à la Maison Tavel pour présenter une série de documents encore jamais montrés, sélectionnés par la commissaire de l’exposition Karelle Ménine. Manuscrits, extraits de carnets intimes, photographies, dessins composent ici la traversée intime et sensible d’une œuvre engagée et d’une écriture lyrique, assoiffée d’absolu.

VERNISSAGE
Jeudi 17 janvier dès 18h30
Verre offert, suivi d’une rencontre avec Laure Adler à 19h30
A cette occasion, Laure Adler s’entretiendra avec Karelle Ménine sur l’inscription des femmes dans l’histoire intellectuelle et littéraire

Le magazine La Couleur des jours consacre un dossier sur Isabelle Eberhardt dans son prochain numéro (sortie en décembre 2018, dans les kiosques de Suisse romande).

Production Maison de Rousseau et de la Littérature (MRL), Fatrasproduction/Adelitt
Partenaires  Musées d’Art et d’Histoire,  Archives nationales d’outre-mer,  Archives d’Etat de Genève.
Soutiens République et canton de Genève, Ville de Genève

 

La Bibliothèque sonore des femmes | Morges

Invitée par le Livre sur les quais, à Morges, la MRL reprend La bibliothèque sonore des femmes de Julie Gilbert, augmentée de trois nouveaux textes inspirés par Isabelle Eberhardt, Agota Kristof et Catherine Colomb. Une performance live, dimanche 2 septembre, nous permettra également de nous entretenir directement avec ces trois femmes de lettres… !

 

Pourquoi les femmes de lettres semblent-elles obstinément reléguées aux oubliettes de notre histoire ? C’est « une énigme cruelle », dirait Virginia Woolf.

Face à ce constat, l’auteure Julie Gilbert crée La bibliothèque sonore des femmes, une proposition décalée et ambitieuse vouée à se développer et à continuer de s’étoffer au fil du temps.

Cette installation sonore nous permet d’entendre, par téléphone, des femmes dont l’œuvre s’est inscrite dans l’histoire littéraire. Pour la réaliser, Julie Gilbert a sollicité six autres auteures contemporaines. Chacune a écrit un monologue inédit sur une écrivaine qui compte dans son propre parcours. L’ensemble de ces productions constitue aujourd’hui un corpus de textes originaux qui révèlent des personnalités comme Olympe de Gouges (1748-1793), la Comtesse de Ségur (1799-1874), Isabelle Eberhardt (1877-1904), Virginia Woolf (1882-1941), Paulette Nardal (1896-1985), Simone de Beauvoir (1908-1986), Grisélidis Réal (1929-2005), Audre Lorde (1934-1992), Catherine Colomb (1892-1965), Lorraine Hansberry (1930-1965), Susan Sontag (1933-2004), Agota Kristof (1935-2011) ou encore Françoise Héritier (1933-2017).

DEDICACE
Julie Gilbert sera en dédicace sous la Tente du Débarcadère, place 33

PERFORMANCE
Dimanche 2 septembre de 11h à 13h et de 14h à 15h, Espace 81, Morges :cliquez ici pour en savoir plus

LECTURES
Samedi 1er septembre, Espace 81, Morges : les auteures Julie Gilbert, Laurence Boissier, Fabienne Radi, Lolvé Tillmanns, Laure Mi Hyun Croset liront leurs tout derniers textes (les horaires des lectures seront précisés dans le courant du mois d’août).

 

Julie Gilbert
Scénariste et dramaturge, Julie Gilbert écrit pour le théâtre, la radio et le cinéma. Elle a notamment signé les scénarios de La vraie vie est ailleurs, Mangrove, My little one. Elle vient de publier aux éditions Héros-Limite Tirer des flèches, un recueil de poèmes téléphoniques. Au théâtre, on a pu voir récemment les mises en scène de ses pièces Frida/Diego et Je ne suis pas la fille de Nina Simone. Formée à la Sorbonne, à Paris, elle vit actuellement à Genève.

♦ ♦ ♦

Conception Julie Gilbert

Textes de  Marie-Louise Bibish Mumbu, Marie Fourquet, Julie Gilbert, Douna Loup, Karelle Ménine, Florence Minder, Dorothée Thébert

Lecture des textes enregistrés par les comédiennes Fanny Brunet, Sarah Marcuse, Julia Perazzini, Pascale Vachoux, Delphine Wuest

Textes dits en direct Mélina Martin, Aline Papin, Fanny Pelichet

Conception technique et imaginative Frédéric Choffat, Philippe Maeder

Production Le Bureau des écritures, la Maison de Rousseau et de la Littérature (MRL)

Partenaire Le Livre sur les Quais

Soutiens Bureau de la promotion de l’égalité entre femmes et hommes (BPEV)-République et Canton de Genève, la Ville de Genève, La Ville de Morges (Office de la culture)

 

Monde Animal de Pierre Baumgart

 

Dix gravures originales issues du livre Monde animal (éd. D’autre part, 2016), une odyssée dans l’infinie beauté de la nature signée par Blaise Hofmann et illustrée par Pierre Baumgart, digne héritier de Robert Hainard. Pour petits et grands.

 

Pierre Baumgart Né à Genève en 1969, où il vit et travaille quand il n’est pas en voyage, Pierre Baumgart étudie la gravure aux Beaux-Arts de Genève. La nature est son terrain d’observation privilégié. Il la croque et l’observe avec précision, inlassablement. Peintre, dessinateur, lithographe et graveur, il élabore une technique de gravure sur bois particulière, à mi-chemin entre la tradition occidentale et l’estampe japonaise. Cette approche lui est transmise par le célèbre Robert Hainard, qu’il côtoie régulièrement de son vivant. De sa rencontre avec l’auteur Blaise Hofmann est né Monde animal, une série de récits illustrés qui narre la faune et la flore locales, paru aux éditions D’autre part en 2016. Cette même année, il publie En suivant les milans noirs chez Terre & Nature, un magnifique ouvrage composé de dessins et de textes qu’il signe entièrement. Son travail fait l’objet de nombreuses expositions.

 

Blaise Hofmann Licencié en Lettres de l’Université de Lausanne, écrivain voyageur, aventurier des continents exotiques et des terres familières, Blaise Hofmann s’est fait connaître avec son récit de voyage Billet aller simple (éd. de L’Aire, 2006). En 2008, Estive (éd. Zoé) l’inscrit parmi les auteurs qui comptent et lui vaut le Prix Nicolas Bouvier au Festival Etonnants Voyageurs de Saint-Malo. Il collabore avec divers médias comme journaliste ou chroniqueur, notamment pour feu l’Hebdo, pour le 24 Heures, Terre & Nature, Le Nouvelliste. Parallèlement à son travail littéraire, il enseigne à l’Institut littéraire suisse et donne régulièrement des ateliers d’écriture. Dernièrement, il a publié le magnifique Monde animal avec l’illustrateur Pierre Baumgart (éd. D’autre part, 2016). Il a aussi signé Capucine, Marquises, L’Assoiffée, tous parus chez Zoé, et Notre Mer aux éditions de l’Aire (2009). En 2019, il sera le librettiste de la Fête des Vignerons avec Stéphane Blok.

 

 

Exposition dans le cadre du festival littéraire annuel de la MRL:

Écrire POUR CONTRE AVEC :

ÉCOLOGIE : VERS UNE RÉVOLUTION ?

La bibliothèque sonore des femmes

Pourquoi aucune femme, quand un homme sur deux, semble-t-il, était capable de faire une chanson ou un sonnet, n’a écrit un mot de cette extraordinaire littérature, reste pour moi une énigme cruelle. Virginia Woolf

L’auteure et scénariste Julie Gilbert a entendu le souhait de Virginia Woolf et a décidé de constituer une bibliothèque sonore d’auteures. Elle a ainsi invité d’autres plumes féminines contemporaines à écrire un monologue qui donne à entendre des femmes qui ont marqué l’histoire littéraire. Un corpus de textes qui révèlent des personnalités comme Olympe de Gouges (1748-1793), la Comtesse de Ségur (1799-1874), Virginia Woolf (1882-1941), Paulette Nardal (1896-1985), Simone de Beauvoir (1908-1986), Grisélidis Réal (1929-2005), Audre Lorde (1934-1992), Lorraine Hansberry (1930-1965), Susan Sontag (1933-2004) et Françoise Héritier (1933-2017).

Écrits à la première personne, ces monologues sont l’œuvre de cinq auteures Julie Gilbert, Dorothée Thébert, Marie Fourquet, Florence Minder et Marie Louise Bibish Mumbu. Cinq plumes singulières qui réinventent ces voix du passé, auxquelles cinq comédiennes donnent vie: Fanny Brunet, Sarah Marcuse, Julia Perazzini, Pascale Vachoux et Delphine Wuest. L’installation est composée d’une série de téléphones qui seront disposés au rez-de-chaussée de la MRL. Chaque combiné nous met en lien avec une de ces auteures.

Conception technique Frédéric Choffat, Philippe Maeder
Avec le soutien du Bureau de la promotion de l’égalité entre femmes et hommes (BPEV)-République et Canton de Genève

 

RTS – Espace 2 – Nectar | Émission du 23 novembre 2017 | Comment donner leur place et la parole aux femmes? avec Julie Gilbert

Julie Gilbert est invitée sur les ondes de la Première, dans l’émission Vertigo :

RTS – La Première – Vertigo | Mardi 27 mars 2018 | Qui a peur de Julie Gilbert ?

 

Amoureux & Écrivains : Corinna Bille et Maurice Chappaz

Dans l’intimité de Corinna Bille et Maurice Chappaz…

Les deux auteurs suisses se rencontrent en 1942. Ils initient dès lors une relation amoureuse, ainsi qu’un échange épistolaire qui perdure jusqu’au décès de Corinna en octobre 1979. De leur amour nomade et non-conventionnel, naît une correspondance de près de 700 lettres qui retrace le travail littéraire, les coups de cœur, les rencontres artistiques, les multiples voyages mais également les colères, les infidélités, les préoccupations du quotidien, l’instabilité financière et l’éducation des enfants. Une matière dense et incroyablement intense sur le lien qu’unit deux êtres portés par une même passion : la littérature.

Toutes ces lettres avec des êtres que j’ai croisés parfois si intimement peut-être si elles paraissent sont des flocons de neige que je vois par la fenêtre. Maurice Chappaz

Bénéficiant d’un prêt des Archives littéraires suisses à Berne, la Maison de Rousseau et de la Littérature réunit des documents inédits autour d’une exposition qui révèle l’intimité d’un des couples les plus captivants des Lettres romandes.

Avec l’aimable autorisation de l’association Films Plans-Fixes, le documentaire Corinna Bille racontée par Maurice Chappaz, réalisé le 7 novembre 1979, peut être visionné sur demande dans la salle de projection (durée 42 min) de la MRL.

Du mardi au dimanche de 11h à 17h30
Entrée libre

 

 

Haydé et les trois petits cochons

Qui ne connaît pas Milton, un chat noir et blanc, drôle et attachant ? La dessinatrice Haydé en est l’inventrice. Aux éditions La Joie de lire, elle a d’ailleurs créé la collection Milton, une série d’albums où l’on suit les péripéties rocambolesques de ce chat exceptionnel. En 2015, elle a illustré Les trois petits cochons, un livre de Noëlle Revaz mis en scène par Georges Grbic au Petit Théâtre de Sion l’année de sa publication et qui tourne depuis.

La MRL expose un choix des originaux des Trois petits cochons. Le loup y tient étrangement la vedette. A croire qu’avec ses longues oreilles et sa mauvaise réputation, il a davantage inspiré l’esprit espiègle d’Haydé.

Une exposition pour les enfants, dont les grands ne pourront plus se passer.

Cette exposition se tient dans le cadre des 30 ans de la Joie de lire. Elle fait écho à la rencontre entre Noëlle Revaz et Manon Pulver, organisée en partenariat avec le Théâtre de l’Orangerie.

 

♦ Pour en savoir plus sur la rencontre entre ces deux auteures, cliquez ici.
♦ Pour en savoir plus sur le spectacle Les trois petits cochons, au Théâtre de l’Orangerie, cliquez là.

Niels Ackermann, « L’Ange blanc » ǀ Exposition-vernissage

Dans le cadre de son événement annuel Écrire POUR CONTRE AVEC, la MRL présente l’exposition du photographe suisse Niels AckermannL’Ange blanc.

Avec cette série, ce jeune reporter de talent a raflé plusieurs prix prestigieux destinés au photojournalisme, notamment à Visa pour l’image. Le Swiss Press 2016 l’a élu Photographe de l’année.

Une immersion visuelle dans la ville de Slavoutytch, construite suite à la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. En Ukraine les jeunes sont au centre de la vie sociale et économique. Ils entretiennent parfois un rapport complexe au passé de leur pays. Mais peut-on construire l’avenir sans Histoire ?

Niels Ackermann Né en 1987, à Genève. Il étudie les Sciences politiques à l’Université de Genève. Il travaille pour la presse suisse et internationale depuis 2007. En 2015, le magazine L’Hebdo l’a désigné comme l’un des 100 jeunes qui font l’avenir de la Suisse. Durant trois ans, il photographie la jeunesse de Slavoutytch. Le résultat, L’Ange blanc, est publié aux éditions Noir sur Blanc en 2016. Niels Ackermann est l’un des cofondateurs de l’agence photographique Lundi13. Il vit aujourd’hui à Kiev. Pour en savoir plus sur son travail, rendez-vous sur son site : http://www.nack.ch/

Vahé Godel, l’oiseleur de livres

Depuis bientôt 40 ans, le poète et écrivain Vahé Godel conçoit des livres d’art où son écriture entre en dialogue avec des gestes plastiques variés et avec les matières. L’espace du livre s’ouvre alors pour laisser apparaître un monde souterrain et intense, primitif et raffiné à la fois, une poésie brute et directe.

Cette exposition présente une sélection de ces livres objets réalisés notamment avec les artistes Jacques Clauzel, Mylène Besson, Pierre Leloup, Kouji Ochiai, Thierry Bourquin.

« Il s’agit moins d’une collaboration que d’un partage, d’une imprégnation réciproque : la plume, l’encre, la graphie… varient selon la ramure, le feuillage, la tonalité de l’arbre !
C’est presque toujours le plasticien qui prend l’initiative : il conçoit la forme et la matière de l’objet-livre, il crée l’arbre où nidifiera l’écriture du poète… » 
Vahé Godel

Exposition élaborée avec la précieuse collaboration de Sylvie Burnand et Thierry Bourquin.

Éveil des oiseaux

«L’écorce d’un arbre est composée d’une partie externe morte et d’une partie interne vivante appelée liber. Le même mot désigne en latin (les feuillets d’) un livre.»
Célia Houdart, Éveil des oiseaux, art&fiction, 2015.

En 2013 et 2014, Célia Houdart séjourne régulièrement dans le parc Jean-Jacques Rousseau, à l’occasion d’une résidence d’écriture à Ermenonville. Elle y rédige un journal et invite plusieurs artistes à la rejoindre. C’est de ces multiples créations qu’est constitué le livre Éveil des oiseaux, auquel ont contribué Graziella AntoniniAndré BaldingerOlivier BouillèreClélia Nau et Camille Saint-Jaques (éd. art&fiction, 2015).

Du 10 février au 3 avril 2016, la MRL expose des textes de Célia Houdart ainsi que les photographies poétiques de Graziella Antonini. Ses images de paysages ou d’une plante sur fond clair rappellent le goût de Rousseau pour les promenades dans la nature, mais également pour la botanique.

Après des études de lettres et de philosophie et dix années dédiées à la mise en scène de théâtre, Célia Houdart se consacre à l’écriture. Elle est l’auteure d’un essai, Avis de tempêtes (éd. Intervalles, 2007) et de quatre romans parus chez P.O.L., Gil (2015)Carrare (2011) Prix Françoise Sagan 2012, Le Patron (2009), Les merveilles du monde (2007).

Diplômée de l’École de photographie de Vevey (CEPV) en 1989, Graziella Antonini pratique la photographie dans différents domaines, de l’architecture au documentaire, tout en développant parallèlement une recherche artistique personnelle. Elle s’est fait connaître sur le plan international par le biais d’une série d’images poétiques, jouant avec l’interprétation du spectateur: Voyage imaginaire au Japon (1998-2003).

« Tu grimpes drôlement bien aux arbres! » Exposition de Cristina Pieropan

Avec Tu grimpes drôlement bien aux arbres! (éd. Notari, 2015) l’illustratrice italienne Cristina Pieropan propose de somptueuses illustrations, entièrement réalisées en gravure à l’eau-forte coloriées à l’aquarelle, pour accompagner ce premier texte de jeunesse de la genevoise Silvia Härri. L’album aborde de façon ludique la question du changement, de l’inconnu, et des «premières fois» dans la vie d’un enfant:

«Un soir, son père est rentré tout content. Il a annoncé qu’il avait trouvé du travail en ville, un bon travail. Benjamin n’a pas tout de suite compris. Deux semaines plus tard, ses parents lui montrent un carton...»
Silvia Härri

Les planches originales sont exposées au rez-de-chaussée de la MRL jusqu’au 30 octobre.
Entrée libre

Projections: entretien avec Noëlle Revaz, par Sylviane Dupuis

En marge du cycle estival Auteurs-lecteurs, trois histoires d’affinités romandes, la MRL projette trois entretiens avec des écrivain-e-s romand-e-s: Ella MaillartGeorges Simenon et Noëlle Revaz.

Née en 1968 en Valais, Noëlle Revaz est romancière et auteure de pièces radiophoniques. Elle enseigne à l’Institut littéraire suisse depuis 2007 et fait partie du collectif Partout, Bern ist Überall. Après des études de lettres à l’université de Lausanne, elle enseigne le latin pendant quelques années et publie dès 1999 des nouvelles dans des revues littéraires. En 2002 paraît son premier roman, Rapport aux Bêtes (éd. Gallimard), qui obtient plusieurs prix, dont le Prix Schiller et le Prix Marguerite Audoux. Elle en écrit l’adaptation théâtrale, et l’œuvre est montée en 2004 au théâtre Le Poche de Genève. Il sera adapté au cinéma par Séverine Cornemusaz. Suivent un second roman, Efina (éd. Gallimard, 2009) et une pièce de théâtre, Quand Mamie (éd. Zoé, 2011). Paru en 2014, L’infini livre (éd. Zoé) nous parle d’un monde où l’on continue de publier des livres que l’on n’écrit plus, qui ne sont que boîtes et surfaces. Pour ce troisième roman, Noëlle Revaz reçoit le Prix suisse de la littérature 2015.

Sylviane Dupuis est poète, auteure de théâtre, essayiste et critique. Elle enseigne également la littérature à l’Université de Genève.

Cet entretien a été filmé le 28 novembre 2014 à la MRL, en collaboration avec la MEL – Maison des écrivains et de la littérature de Paris, à l’occasion des Enjeux VIII – L’envers du décor, qui se sont tenus du 28 janvier au 1er février 2015.

Projections: entretien avec Ella Maillart, par Bertil Galland

En marge du cycle estival Auteurs-lecteurs, trois histoires d’affinités romandes, la MRL projette trois entretiens avec des écrivain-e-s romand-e-s: Ella MaillartGeorges Simenon et Noëlle Revaz.

Née dans une famille genevoise en 1903, Ella Maillart fut initiée au ski à l’époque héroïque du sport. Reporter en URSS, après Moscou elle découvrit le Caucase et l’Asie centrale. En 1935, en Chine, elle accomplit avec Peter Fleming un raid extraordinaire dans les contrées désertiques au nord du Tibet et au Sinkiang. Son récit, Oasis interdites, la rendit célèbre. Plus tard, son itinéraire, guidé par quelques sages, se mua en parcours dans le secret de l’être, ce que nous révèle ce portrait.

L’entretien avec Ella Maillart, conduit par Bertil Galland, a été filmé le 21 juin 1984 à Chandolin (VS) pour l’Association Films Plans-Fixes.

 

Projections: entretien avec Georges Simenon, par Michel Bory

En marge du cycle estival Auteurs-lecteurs, trois histoires d’affinités romandes, la MRL projette trois entretiens avec des écrivain-e-s romand-e-s: Ella MaillartGeorges Simenon et Noëlle Revaz.

Georges Simenon naît à Liège le 13 février 1903. Après des études chez les jésuites, il devient, en 1919, apprenti pâtissier, puis commis de librairie, et enfin reporter et billettiste à La Gazette de Liège. Il publie en souscription son premier roman, Au pont des Arches, en 1921 et quitte Liège pour Paris. Il se marie en 1923 avec «Tigy», et fait paraître des contes et des nouvelles dans plusieurs journaux. Le roman d’une dactylo, son premier roman «populaire», paraît en 1924 sous pseudonyme. Jusqu’en 1930, il publie contes, nouvelles et romans chez différents éditeurs. En 1931, le commissaire Maigret commence ses enquêtes… On tourne les premiers films adaptés de l’œuvre de Georges Simenon. Il alterne romans, voyages et reportages, et quitte son éditeur Fayard pour les Éditions Gallimard où il rencontre André Gide. Durant la guerre, il est responsable des réfugiés belges à La Rochelle et vit en Vendée. En 1945, il émigre aux États-Unis. Après avoir divorcé et s’être remarié avec Denyse Ouinet, il rentre en Europe et s’installe définitivement en Suisse. La publication de ses œuvres complètes (72 volumes !) commence en 1967. Cinq ans plus tard, il annonce officiellement sa décision de ne plus écrire de romans. En 1986, il reçoit le Grand prix national des Lettres. Georges Simenon meurt à Lausanne en 1989.

L’entretien avec Georges Simenon, conduit par Michel Bory, a été filmé le 19 janvier 1978 à Lausanne pour l’Association Films Plans-Fixes.

Graver la paix

L’exposition Graver la paix est le fruit d’un travail mené en synergie entre des enfants et des adultes, des artistes graveurs et sonores ainsi que des historiens. Le public aura ainsi accès aux traces, gravées et sonores, de l’imaginaire des enfants sur la question de la construction de la paix.
Artistes et historiens présenteront brièvement le processus de création inédit de ces «estampes sonores» à l’occasion du vernissage de Graver la paix.
IntervenantsSara Petrella (coordinatrice, historienne de l’art), Emmanuel Mottu et Pablo Osorio Avezsa (artistes graveurs), Marie Jeanson et Eleonora Polato (artistes sonores)

 

 

Organisée en partenariat avec Les Rencontres de Genève, Histoire et Cité, cette exposition bénéficie également du soutien du DIP Fonds Jeunesse, de la Fondation Vahabzadeh et du Groupe Servir du Rotary Club Genève.

Prises de plume!

Conjuguer écriture et liberté, en s’appuyant sur les ressorts du récit à l’africaine, telle était la proposition de Boubacar Boris Diop aux participants de l’atelier d’écriture Prises de plume! Les textes exposés sur les murs de la MRL sont le fruit de cette journée d’atelier et d’un travail de réécriture, accompagné par l’écrivain.

L’atelier Prises de plume! était organisé dans le cadre du festival de la MRL Écrire POUR CONTRE AVEC Les plumes de la liberté qui s’est tenu du 10 au 13 octobre 2014, réunissant des romanciers, essayistes, dramaturges et éditeurs. Il a été question des rapports des pouvoirs de la littérature, en particulier des rapports entre littérature et liberté dans des contextes de guerre. Boubacar Boris Diop, intellectuel et écrivain sénégalais, s’est notamment exprimé sur l’écriture du génocide perpétré au Rwanda, auquel il a notamment consacré son roman Murambi, le livre des ossements (1999).

Du 25 au 27 février à 12h et 15h: Projection de deux films de Xiaolu Guo

Romancière de talent, Xiaolu Guo est également une cinéaste prolifique dont les films sont montrés – et primés – dans de nombreux festivals. Parallèlement à la rencontre avec l’artiste, le jeudi 26 février, la MRL projette She, a Chinese (2009) et Late at Night – Voices of Ordinary Madness (2013) dans sa salle vidéo.

She, a Chinese
 (2009, 103’)

«Mon film [She, a Chinese] peut être considéré comme une étude de la société chinoise. Tous les jeunes veulent quitter la Chine d’aujourd’hui. Ils essaient de sortir du système communiste – dans lequel ils ne se reconnaissent pas – afin de trouver leur identité dans un monde capitaliste globalisé. C’est le propos de mon film, dont l’héroïne, Mei, en est la parfaite illustration.»
Xiaolu Guo

Synopsis: Mei, une jeune Chinoise interprétée par l’actrice prometteuse Huang Lu, s’ennuie dans son village natal. Un jour, elle décide de partir pour la ville la plus proche. Mais là-bas, la vie n’est pas comme elle l’espérait. A peine engagée dans une usine de vêtements, elle est aussitôt renvoyée. Puis elle trouve un emploi dans un salon de coiffure, qui fait également office de lieu de passes. Elle y rencontre Spikey, un tueur à gage de la mafia locale dont elle tombe amoureuse. Mais un soir, ce dernier rentre couvert de sang et meurt à ses pieds. Trouvant plusieurs liasses de billets sous le matelas de Spikey, elle s’envole pour Londres où elle épouse un veuf âgé de soixante-dix ans. Commence une nouvelle vie, qui s’avérera frustrante et monotone, elle aussi. Mei quitte alors son vieil époux pour un immigrant indien qui, finalement, choisit de rentrer dans son pays, la laissant enceinte et seule, confrontée à un avenir incertain.
She, a Chinese est un film de fiction. Il a reçu le Léopard d’Or au Festival du film de Locarno en 2009.

Late at Night – Voices of Ordinary Madness (2013, 72’)
Ce documentaire met en lumière la gentrification du quartier londonien d’East End, en donnant la parole à ses habitants. Cette galerie de portraits, filmés essentiellement dans la rue, entrecoupés de faux flashs d’information, propose un regard critique sur le développement de la société à l’heure de la globalisation.
Late at Night a reçu le Prix de la critique du Festival Black Movie 2014 où il était présenté pour la première fois en Suisse.

Du mardi 24 au dimanche 29 juin: «Jean-Jacques Rousseau musicien, l’histoire méconnue d’une passion contrariée»


Un documentaire de haute volée. À travers les différentes interventions souvent pointues des meilleurs spécialistes, sont détaillées, point par point, les divergences opposant Rousseau et Rameau […]. Riche de témoignages et de documents parfois insoupçonnés, ce film satisfera autant les néophytes […] que les passionnés de Rousseau.
Le Monde

Aujourd’hui, on qualifie le plus souvent Jean-Jacques Rousseau de philosophe ou d’écrivain. Lui-même espérait faire une carrière dans la musique, un art qui n’a jamais cessé de l’occuper. Auteur d’un important Dictionnaire de musique, compositeur de l’opéra très remarqué à Paris, Le Devin du village, il a pendant de longues années gagné sa vie comme copiste de partitions.

C’est le volet musical de ses activités ainsi que le contexte de l’époque qu’éclaire Jean-Jacques Rousseau musicien, l’histoire méconnue d’une passion contrariée, le nouveau document de Jean-Michel Dijan. De nombreux spécialistes interviennent: Michel SerresJean StarobinskiBrenno BoccadoroCatherine KintzlerMichel Noiray ou encore Claude Dauphin. Ces entretiens sont entrecoupés par des séquences dans lesquelles Jean-Jacques Rousseau est incarné par Olivier Py, comédien, metteur en scène et désormais directeur du festival d’Avignon. L’ensemble baroque Les Lunaisiens joue des extraits des compositions de Rousseau et ses contemporains.

Jean-Michel Dijan a exercé de nombreuses fonctions dans le domaine culturel. Parallèlement il a mené une carrière de journaliste. Il a été notamment rédacteur en chef pour le Monde de l’éducation et France Culture. Il a également dirigé la collection «Histoire Vivante» chez Flammarion. Depuis le début des années 2000, il réalise des documentaires. C’est pour Arte et TV5 qu’il tourne Jean-Jacques Rousseau musicien.

Production: L’Harmattan et Alchimic Films, 2014
DVD en vente à la MRL (dès le 23 juin)

Exposition: textes choisis de l’atelier Anagrammes, coupe et coupe et colle et drame

Aux mois de janvier et février, la MRL a accueilli des créateurs en herbe. Une animation pédagogique conduite par Mme Pozza a été proposée aux classes du primaire du canton de Genève: Anagramme, coupe et coupe et colle et drame.

En attaquant paragraphes et mots à coups de ciseau, chaque élève a l’occasion de décomposer un texte pour en faire émerger son propre poème ou récit bref. Il y puise lettres et mots qu’il agence et colle sur une nouvelle page. Couleurs et espace deviennent un élément de composition. Le résultat final est un plaisir pour les yeux autant que pour les oreilles.

Des textes choisis sont exposés dans l’arcade de la MRL.

 

Exposition des textes de l’atelier d’Ecrire POUR CONTRE AVEC

Le festival de la MRL Écrire POUR CONTRE AVEC a réuni des écrivains qui ont confronté leurs points de vue, leurs expériences, leurs textes et leurs langues sur l’indignation comme moteur de création. Parallèlement à ces rencontres, un atelier d’écriture était proposé au public: comment passer d’une parole en germe à une langue engagée?

Conduit par le poète Sylvain Thévoz, déployé sur une journée, cet atelier invitait chacun-e à éprouver son courage de nommer et donc son pouvoir d’agir. Il proposait un passage au mot qui était un passage à l’acte. Il souhaitait interroger la dimension collective de l’écriture et sa dimension participative. Se réunir à plusieurs plaçait de fait cet atelier dans une dimension collective de construction de sens et d’engagement.

Dès le 29 novembre, les sept textes issus de cet atelier seront à lire à la MRL, où ils seront exposés jusqu’à la fin de l’année. Le jeudi 28 novembre à 18h30 aura lieu le vernissage de cette exposition. A cette occasion, les textes seront lus par leurs auteurs.

La fabrique du livre. Une exposition à la MRL

Pour que le plaisir des mots soit également celui des yeux, la MRL expose jusqu’au 30 juin 2013 des livres et expérimentations imprimées des éditions Héros-Limite, des éditions Notari et de B.ü.L.b COMIX.

À voir également le diptyque, Les lettres d’introduction à Rousseau, composé du tableau d’Émilie Leleux (1824-1885) «Rousseau présentant à Mme de Warens sa lettre d’introduction» et d’un ensemble de textes composés par Jacques Boesch, écrivain genevois contemporain. La représentation de Rousseau et de «maman», inspire à l’écrivain une douzaine de billets d’humeur à travers lesquels il correspond avec le Citoyen de Genève. L’exposition de ce diptyque, prêté par les activités culturelles des Hôpitaux Universitaires Genevois, s’inscrit dans une collaboration avec Glyphes, dont Jacques Boesch est l’un des membres fondateurs.

 

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