Se mettre à l’écoute des récits du corps
Dans cet atelier, nous écrirons à partir des souvenirs de nos rêves, ainsi que de ceux qui nous viennent à travers les sons. Nous rédigerons des textes sur la mémoire somatique du corps lorsqu’il rêve ou entend des sons, afin de travailler sur la fragilité et la vulnérabilité. À partir de ces textes, des dialogues seront créés entre les participant·es pour découvrir d’autres interprétations.
Les solutions trouvées collectivement aux problèmes soulevés dans les rêves ou les souvenirs sonores nous guideront dans l’affirmation de certaines parties de nos récits. Nous utiliserons des techniques pour nous souvenir des rêves et travaillerons avec l’écriture manuscrite, le dessin, le son et le collage, afin d’incorporer d’autres idées qui pourraient surgir dans la chronique d’un souvenir. L’anglais, l’espagnol et le français seront les bienvenus.
Biographie
Marisa Cornejo est une artiste d’origine chilienne qui vit et travaille entre la Suisse et le Chili. Née en 1971 à Santiago dans une famille de militant·es communistes, elle est contrainte de quitter le pays avec sa famille en 1973, après le coup d’État de Pinochet. Pendant son exil, elle vit successivement en Argentine (1973–1976), en Bulgarie (1977–1978) et en Belgique (1978–1980). Elle se fixe finalement au Mexique, où elle se forme à la danse contemporaine (au Taller Coreográfico, à l’Universidad Autónoma de Puebla et au Ballet Nacional de México), ainsi qu’aux arts visuels à l’Universidad Nacional Autónoma de México. Elle collabore alors avec le collectif d’artistes La Panadería. C’est à cette période qu’elle découvre le potentiel narratif des rêves et commence à faire de ses propres rêves une source fondamentale de son inspiration artistique.
En 1998, elle émigre en Angleterre, se marie et devient mère de deux filles, avant de donner naissance à un fils. La famille s’installe près de Genève en 2005. À l’occasion d’un Master en arts visuels à la Haute école d’art et de design, achevé en 2014, l’artiste entame un travail de recherche sur la mémoire et la migration forcée, directement inspiré de son histoire personnelle. Son travail prend alors la forme de performances dans lesquelles les archives sont convoquées et réactivées.
En 2013, Marisa Cornejo publie I am (art&fiction), un recueil de dessins de ses rêves qui lui permet de revisiter son identité fracturée par l’exil. Ce travail trouve un double achèvement en 2023 avec la publication de L’empreinte. Une archive d’artiste soustraite au terrorisme d’État (art&fiction) et la première présentation de son installation vidéo La Huella au Commun, à Genève. La même année, elle reçoit le Prix de la Fondation Francine Delacrétaz, puis, en 2024, un Swiss Art Award. Elle a exposé en Suisse et à l’international, notamment au Helmhaus Zürich (2025), à la Maison Tavel / MAH Genève (2025), chez Lovay Fine Arts à Genève (2024), au Centro Nacional de Arte Contemporáneo à Santiago du Chili (2023) et aux Gallatin Galleries à New York (2023). En 2025, elle effectue une résidence à la Villa Numa de La Chaux-de-Fonds, à l’invitation du Musée des Beaux-Arts, et en 2026, L’empreinte paraît en espagnol au Chili chez LOM editores.
À lire
Psychomagie, Alejandro Jodorowsky, Albin Michel, 2019
Informations supplémentaires
Lauréate de l’une de nos résidences littéraires en 2026, Marisa Cornejo a été accueillie à la MRL tout au long du mois de mars. Cliquez ici pour en savoir davantage.
