Résidences

Résidences

Afin de soutenir la création littéraire, la MRL accueille un programme de résidences destiné aux écrivaines et écrivains, domicilié·e·s en Suisse
romande depuis au moins deux ans.

Chaque année la MRL accueille des résident·e·s choisi·e·s sur concours par un jury composé d’un·e écrivain·e, d’un·e critique littéraire, d’un·e libraire ou d’un·e éditeur·trice et d’un·e programmateur·trice.

Les résidentes et résidents participent à la vie de l’institution, dont des événements publics, et sont mis en contact avec des protagonistes du monde littéraire et culturel. Un événement public ou un atelier d’écriture est proposé par l’écrivaine ou l’écrivain au terme de sa résidence.

Résidences 2024

En avril : Marie Lucas Scarpa

Marie Lucas Scarpa est née en 1998 à Genève, où elle a étudié la littérature comparée et l’histoire de l’art. Elle termine actuellement un master en histoire de l’art contemporain à Paris, où elle se concentre sur l’art corporel féministe. Ses premières nouvelles sont primées à plusieurs reprises lors de concours pour jeunes auteurs et autrices, notamment le Prix interrégional jeunes auteurs en 2017 et 2018. En 2021, elle est sélectionnée pour le programme De l’écriture à la promotion dédié à la relève littéraire suisse, organisé par la Fondation pour l’écrit du Salon du livre de Genève, en collaboration avec le magazine Sept. En 2024 elle remporte le premier Prix du jeune écrivain de langue française pour sa nouvelle intitulée Vola Vola, publiée aux Éditions Buchet-Chastel dans un recueil collectif. À la MRL, elle écrit son premier roman.

En mai et novembre : Sara Uslu

Sara Uslu, née en 1993, est une artiste extrêmophile – comme les tardigrades. Elle se forme au Tessin à l’Accademia Teatro Dimitri SUPSI en théâtre du Mouvement de 2013 à 2016, et en 2015 elle remporte le prix d’étude du Pour-cent culturel Migros. Depuis bientôt 10 ans, Sara s’empare des plateaux de théâtre et des espaces non-dédiés à la culture pour y incarner des partitions tant physiques que performatives ou textuelles. Prochainement, elle joue dans ADN de Dennis Kelly mis en scène par Bastien Blanchard (à l’automne 2024) et dans Échouer encore. Échouer mieux. un diptyque théâtrale d’après Cap au Pire de Samuel Beckett, mis en scène par Iria Diaz (en 2025).

De juin à août : Ed Wige

Ed Wige est une explor-autrice suisse. Membre de divers collectifs littéraires comme Particules, l’AJAR ou minikri, elle affectionne l’écriture à plus de deux mains, qui donne lieu a des performances, des livres, des pièces de théâtre, des vidéopoèmes ou des objets littéraires non-identifiés. En 2023, elle publie son premier livre en solo Milch Lait Latte Mleko (Paulette éditrice) et obtient l’un des Prix littéraires suisses. Elle a étudié à l’Institut littéraire suisse de Bienne et habite actuellement à Renens.

En septembre et octobre : Sarah Marie

Autrice et danseuse, Sarah Marie, née en 1998, explore par ses créations et ateliers la rencontre de la danse et de l’écriture. Diplômée en 2020 de l’Institut littéraire de Bienne, elle en sort riche d’expérimentations entre scène et papier. Depuis, elle poursuit son chemin entre projets solos et collectifs – avec la compagnie À corps battant et le collectif Particules – et continue sa formation grâce au programme en danse contemporaine BIG BANG à Montréal, où elle créé Du temps à nous, une installation performative invitant au calme et à l’écoute. En 2023, sa nouvelle J’ai cru à l’accalmie paraît dans le recueil du Prix du jeune écrivain.

Résidences 2025

En JANVIER ET FÉVRIER : ROMAIN PRINA

Romain Prina est un auteur né en 1998 à Genève, où il a étudié la littérature, l’économie politique et la philosophie, avant de terminer un master en éthique à Londres. Passionné par les littératures de l’imaginaire – la science-fiction, l’anticipation, le fantastique, le magique – il s’intéresse en particulier aux utopies en tant que moyen de créer de nouveaux récits sur les enjeux écologiques. Selon lui, l’art a un rôle à jouer dans la transition écologique en explorant des futurs souhaitables. Plusieurs de ses nouvelles dont Les aviateurs, Hippocampe, Le marchand d’atmosphères et Le vent volé ont été publiées respectivement dans le Prix interrégional des jeunes auteurs 2019, le Prix du Jeune écrivain 2022 et 2024, ainsi que le Prix de l’ailleurs 2024.

En MARS et AVRIL : Giulietta Mottini

Giulietta Mottini est écrivaine et critique littéraire. Diplômée de l’Institut littéraire suisse (HKB) et de l’ENSATT, elle est boursière Ernst Goehner de 2019 à 2021. Sa pratique artistique se situe entre poésie, prose, théâtre et opéra. Ces dernières années, elle collabore sur de nombreux projets interdisciplinaires avec des artistes spécialisés dans le son, le jeu, la danse, la musique, l’écriture ou la mise en scène (Collectif Épisode, Collectif AJAR, Buro d’Archi, Compagnie Les Barbares). Elle est actuellement librettiste en résidence au sein du projet OpéraLab.ch qui vise à renouveler l’opéra en donnant carte blanche à un groupe de jeunes artistes. Elle signera une réécriture du roman Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll mise en scène en janvier 2025 à la Comédie de Genève.

De MAI à JUILLET : Frédéric de Meyer

Frédéric de Meyer est un auteur suisse-roumain, né en 1987. Il a publié son premier roman, Immaculée Prostitution (Paulette Editrice) en 2023. Celui-ci décrit la quête spirituelle d’un jeune homme par le corps, par une succession de rencontres et d’apparitions. Frédéric travaille désormais à son deuxième roman, tout en prenant part aux projets du collectif aléax.

En NOVEMBRE : Charlotte Frossard

Née en 1990 à Neuchâtel, Charlotte Frossard partage son enfance entre Genève, Boston et la côte portugaise. L’écriture s’impose rapidement à elle, l’amenant à remporter des concours d’écriture dès l’âge de 12 ans, notamment le Prix interrégional des Jeunes Auteurs (PIJA), le Prix de l’Aire ainsi que plusieurs prix littéraires de la Ville de Carouge. Après avoir étudié la littérature française à l’Université de Genève, elle travaille dans plusieurs médias romands et est aujourd’hui journaliste radio à la RTS. Son premier roman, Sur le pont, paraît en 2022 aux Editions Encre Fraîche : elle y retrace l’exil forcé de la communauté portugaise et les méandres de la mémoire intergénérationnelle.

Résidences 2026

En JANVIER : AMANDINE HERZOG Novoa

Amandine Herzog Novoa se meut en métamorphoses. Formée d’abord comme infirmière en psychiatrie, elle se tourne ensuite vers les arts de la scène en Espagne, où la danse devient un prisme pour explorer la psyché humaine. En parallèle, elle poursuit des études littéraires en français, espagnol et anglais. Docteure en lettres, elle soutient en 2024 une thèse sur la poétique de la maladie mentale (summa cum laude, UNIBE), à paraître chez MētisPresses sous une forme hybride mêlant essai et récit. Traductrice littéraire formée à Paris, elle travaille notamment pour l’UNESCO. Après un an à sillonner les sentes du monde, elle écrit actuellement son premier roman, explorant les liens entre parfums, mémoire et imaginaire. À travers une écriture poétique et sensorielle, son texte esquisse une géopoétique des relations et interroge les rapports entre humains et non-humains. Elle développe parallèlement des projets artistiques mêlant danse, écriture et chorégraphie.

En février : Colin Bottinelli

Colin Bottinelli écrit de la poésie autour de la ville et de la relation intime qu’on peut entretenir avec elle. Il s’intéresse surtout au concept de non-lieux et au non-voyage, à travers divers projets traitant de l’exploration de la cité et de son utilisation par les gens. Depuis la fin de ses études (HKB, écriture littéraire), il travaille le texte sous diverses formes, en écrivant et interprétant des chansons pour un groupe Biennois, « Vivement la fin », en reliant des poèmes en carnet dans une pratique de scrap-booking, en créant des objets mêlant les mots à la matière afin de les montrer lors d’expositions. L’écriture de la poésie reste son axe directeur, autour duquel ses pratiques interdisciplinaires tourbillonnent.

en mars : Marisa Cornejo

Marisa Cornejo est une artiste d’origine chilienne, née en 1971 à Santiago, qui vit et travaille en Suisse. Marquée par l’exil forcé après le coup d’État de 1973, elle grandit entre l’Argentine, la Bulgarie, la Belgique et le Mexique, où elle se forme à la danse contemporaine et aux arts visuels. C’est là qu’elle découvre le potentiel narratif des rêves, qui deviennent le socle de sa pratique artistique. Installée près de Genève depuis 2005, elle développe une œuvre centrée sur la mémoire, l’exil et les archives, prenant notamment la forme de performances et d’installations vidéo. Elle publie I am (art&fiction, 2013), puis L’empreinte. Une archive d’artiste soustraite au terrorisme d’État (art&fiction, 2023). Son travail a été récompensé par le Prix de la Fondation Francine Delacrétaz (2023) et un Swiss Art Award (2024), et présenté en Suisse et à l’international, notamment à Genève, Zurich, Santiago du Chili et New York.

En avril : André Ourednik

André Ourednik est né à Prague. Romancier, essayiste, traducteur de poésie tchèque, développeur en data-science indépendant, il est chargé de cours à l’EPFL et à l’Uni. de Neuchâtel. Formé en géographie, en philosophie et aux humanités numériques, il se passionne pour les questions existentielles à l’intersection de la nature et des cyber-technologies. Développant une approche narrative et poétique des sciences, il est auteur notamment de l’essai Robopoïèses (2024) et du roman Les cartes du boyard Kraïenski (2015 Prix Europe ADELF).

En mai : Odile Cornuz

Odile Cornuz, née en 1979, a publié deux romans : Qui n’est plus (2024) et Fusil (2022). Les ont précédés d’autres livres : Ma ralentie (2018), Pourquoi veux-tu que ça rime ? (2014) et Biseaux (2009), enfin Terminus (2005) – ainsi qu’une thèse intitulée D’une pratique médiatique à un genre littéraire : le livres d’entretien au 20e siècle (2016). D’autres de ses textes ont été portés à la scène et sur les ondes, depuis les années 2000. Elle aiguise son propre rapport à la scène et à l’interprétation grâce à divers dispositifs, notamment en Bal littéraire, sur invitation de Fabrice Melquiot, ou dans certains projets de La Distillerie Cie, menée par Emilie Blaser. Elle vit à Neuchâtel.

En juin : Alice Bottarelli

Alice Bottarelli est autrice, chercheuse en littérature et éditrice aux Presses inverses. Son 1er roman, Les Quatre Sœurs Berger, remporte le Prix Georges Nicole 2022, suivi par Ombeline & Rodogune (Prix SEV 2023). Après une résidence à la Fondation Jan Michalski avec Marilou Rytz et Stéphanie Cadoret, elle coécrit le Voyage du Nautiscaphe et de sa cheminée dans la fosse des Nouvelles-Hébrides (2024, Prix Édouard Rod). Membre du collectif AJAR, Alice pratique la performance scénique et l’écriture plurielle. Elle travaille à des mandats de dramaturgie, de mentorat littéraire, de critique et de médiation. En 2026, son roman Donutopia raconte une utopie écologique et sociale du futur, et se double d’une création sonore (à paraître). Son travail se situe toujours à la frontière entre recherche et création, qu’elle continuera d’explorer lors de sa résidence à la MRL.

En juillet : Linda Bühler

Linda Bühler est une autrice et enseignante neuchâteloise. Après des études de littérature et de philologie, elle obtient son Bachelor à l’Institut littéraire suisse de Bienne en juin 2024. Membre de l’AJAR depuis 2022, elle apprécie l’écriture cocréative. Elle participe à de nombreuses lectures et travaille actuellement à son premier roman, parallèlement à un projet réunissant des auteur·es suisses et hongkongais·es. Elle a reçu le Mentorat Double du Pourcent culturel Migros (2024), une bourse de soutien de la ville de Bienne, et a été publiée dans plusieurs revues suisses, notamment La Liesette littéraire (2023) et Le Persil (2025). Son écriture explore les liens intergénérationnels, entre transmission et filiation, thèmes qu’elle approfondira lors de sa résidence à la MRL.

En août : anne-frédérique rochat

Anne-Frédérique Rochat est née le 29 mars 1977. Elle a grandi à Clarens, près de Montreux. En 2000, elle sort diplômée du Conservatoire d’art dramatique de Lausanne. Parallèlement à son activité de comédienne, elle se met rapidement à écrire des pièces de théâtre, puis des romans. À ce jour, huit de ses pièces ont été montées (en Suisse et à l’étranger), et douze romans, publiés. Les plus récents sont Quand meurent les éblouissements (Slatkine, 2022), Le trouble (Slatkine, 2024) et Les Corberaux (Slatkine, 2026). Elle est la lauréate du Prix Littérature de la Fondation Vaudoise pour la Culture 2016. Elle vit à Lausanne. 

En septembre et octobre : Thomas Flahaut

Thomas Flahaut est né en 1991 à Montbéliard (France). Il réside à Berne. Auteur, il est diplômé de l’institut littéraire suisse de Bienne. Ses romans sont publiés aux éditions de l’Olivier, Paris : Ostwald en 2017,  Les Nuits d’été en 2020 (Prix du Roman des romands, Terra Nova, Bibliomedia, Effractions/Bpi, Noury/Institut de France) et Camille s’en va en 2024. Ses poèmes paraissent au Castor Astral, Montreuil (Bleu Laguna, 2025). Il est également auteur dramatique (Dylan et le fantôme, Grand Prix de littérature dramatique jeunesse 2025) et conçoit des performances mêlant texte et musique électronique.

En novembre : Catherine Tinivella Aeschimann

Catherine Tinivella Aeschimann est autrice, enseignante et médiatrice culturelle. Son terrain de prédilection est l’écriture théâtrale. Son monologue The final countdown (2018) est mis en scène par Julien George dans le cadre du dispositif « Le théâtre c’est (dans ta) classe » et son texte choral Vertiges sera mis en scène par Tamara Fischer en février 2026. Les éditions Koïnè publient Nuées (2021). Lauréate de la bourse « Nouvel·le auteur·e du canton de Genève » (2021) et du dispositif de mentorat « Double » du Pour-cent culturel Migros (2022), elle entame une recherche autour de la disparition. Cette thématique protéiforme est un territoire qu’elle ne cesse de (re)découvrir et de décliner dans ses textes. Trois fois rien, roman graphique qui paraîtra en 2026 aux éditions de La Joie de lire, Le pire trucLoin et Où je vais, sélectionné pour « Les Voix du Bivouac » à la Chartreuse, Villeneuve les Avignon (2024) en sont les premiers tableaux. En 2025, elle participe avec son texte Collision(s) au dispositif Binôme qui met en scène une rencontre entre un.e scientifique et un.e auteur. Ce texte sera édité aux Solitaires intempestifs en 2026.

En décembre : Lou van Nijen

Lou van Nijen est une écrivaine franco-néerlandaise née à Genève en 1996. Après des études de littérature anglaise, elle achève un Master en écriture littéraire à la Haute École des Arts de Berne. Sa nouvelle Buffalo Creek est lauréate du Prix des Amis d’Alain Spiess. En 2025, elle reçoit une bourse Pro Helvetia pour une résidence d’écriture à Toulouse. En parallèle de son travail de fiction, elle signe ponctuellement des cartes blanches pour l’émission « Quartier Livre » sur RTS La 1ère et publie des critiques pour la revue « Viceversa Littérature ». Son premier roman paraîtra en août 2026 aux Éditions La Veilleuse. Elle travaille actuellement sur son deuxième livre et amorce un projet explorant l’intime et le désir.