La lettre à d’Alembert

Date

17 mars 2022, 18h00, Grande Salle

Avec

Jacques Berchtold, Guillaume Chenevière, Valérie Cossy, Béatrice Lovis, Martin Rueff, Corinne Walker

En partenariat avec

La Fondation Martin Bodmer

La Fondation Martin Bodmer vient d’acquérir le prestigieux manuscrit autographe de Rousseau «Lettre à d’Alembert» (1758). La MRL célèbre avec une poignée de spécialistes cet événement. Ensemble, elles et ils décryptent les enjeux du document et son retentissement à l’époque des Lumières et au-delà.

La Lettre à d’Alembert, probablement le plus «genevois» des écrits de Rousseau, est un écrit majeur par la qualité des thèmes qu’il aborde: religion et établissement d’un théâtre.

Son importance est grande par la place qu’il occupe entre le premier et le second Discours (1750-1755), et d’autre part l’Émile et le Contrat social (1762). Dans la Lettre à d’Alembert, Rousseau fait de Genève l’objet central. La « Dédicace à Genève » du second Discours (1755) avait célébré avec emphase une république genevoise exagérément idéalisée. Plus tard, dans les Lettres écrites de la Montagne (1764), le ton de Rousseau, marqué par un contexte de dispute, devient plus sévère. Le regard qu’il jette sur Genève tend vers la critique.

La Lettre à d’Alembert incarne un moyen terme: elle est rédigée à un moment où Rousseau, retiré à Montmorency, est lucide sur les réalités genevoises et espère encore pouvoir infléchir leur cours. Il s’exprime sur des questions décisives que l’encyclopédiste d’Alembert a soulevées. Sa position incarne un tournant dans l’histoire des idées.

La table ronde réunit historiennes et historiens de Genève, ainsi que des spécialistes de la littérature et de la dramaturgie pour rendre compte et débattre de la richesse et de la complexité du texte, par ailleurs évoqué dans le Parcours Rousseau au 1er étage de la MRL.

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