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Chapitre: Écrire Pour Contre Avec – Autres ailleurs

Parler végétal – respirer le monde, écrire l’ailleurs avec Maïna Den

Atelier d'écriture

Dans le cadre du cycle Écrire Pour Contre Avec – Autres ailleurs, l’écrivaine Maïna Den nous invite à explorer nos imaginaires par les sens.

« Peu d’extraits sentent un paysage. Non seulement l’extrait sent les fleurs, mais il a l’amertume des herbes qui les côtoient, le vert de la prairie, l’âpreté des lieux, et avec un peu d’attention l’odeur des troupeaux. Qui pourrait dire qu’une odeur n’est pas une géographie ? » – (J.-C. Ellena, Atlas de botanique parfumée, p. 69).

Une exploration sensorielle où les odeurs deviennent territoires d’écriture, déplaçant la langue pour ouvrir des ailleurs inattendus.

Et si l’ailleurs commençait par les odeurs ? Résines, thé fumé, fleurs, terre humide, agrumes ou forêts : à partir d’odeurs choisies – nos matières d’écriture – nous traverserons des territoires intimes, réels ou imaginaires. Entre immersion olfactive, propositions d’écriture guidées, dérives poétiques et lecture de textes d’écrivain·e·s d’ici et d’ailleurs, cet atelier propose un déplacement radical : laisser les sens rouvrir la langue, et la langue rouvrir le monde.

Habiter poétiquement la terre revient à sortir des « habitudes trop humaines qui traînent encore partout » (Kenneth White, Le mouvement géopoétique, 2023). Dans ce sillage géopoétique, nous laisserons les senteurs déployer des récits, des images, et des formes nouvelles de présence au réel ; et expérimenterons une écriture à la fois ancrée dans le corps et dans l’altérité, attentive aux sensations et aux imaginaires qu’elles éveillent en nous. 

L’atelier s’adresse aussi bien aux personnes qui écrivent régulièrement qu’à celles qui n’ont pas de pratique d’écriture. Il est ouvert à toute personne qui ressent l’élan de partir vers des ailleurs, de se laisser surprendre et transporter.

Biographie

Maïna Den se meut en métamorphoses. Elle se trempe brièvement les pieds dans un métier de l’âme (infirmière en psychiatrie), puis elle réside en Espagne où elle se forme en arts de la scène. Tout en continuant à traduire la psyché humaine en mouvements par le prisme de la danse, elle poursuit des études littéraires en français, espagnol et anglais. Docteure en lettres, elle soutient en 2024 une thèse sur la poétique de la maladie mentale. Elle se forme également à la traduction littéraire à Paris (ETL) et traduit pour l’UNESCO. Après un an à sillonner les sentes du monde, elle écrit aujourd’hui son premier roman, explorant les liens entre parfums, mémoire et imaginaire – projet qui lui vaut une résidence à Saint-Vallier (Québec), puis à la Maison Rousseau de Littérature (Genève). Là où les récits rencontrent les corps et les lieux, ses textes traversent les formes contemporaines de folie, les états de seuil, et les savoirs discrets des sens. Une géopoétique des relations s’y esquisse, attentive à ce qui se noue entre humains et non-humains. Elle développe parallèlement des projets artistiques mêlant danse, écriture et chorégraphie, et anime des ateliers où le geste et la langue s’entraînent mutuellement. Elle intervient régulièrement en tant qu’autrice à la RTS pour l’émission « Quartier Livre » où elle propose des chroniques créatives. Depuis 2025, avec La Boîte à Thé (Morges), elle anime régulièrement des ateliers d’écriture sensorielle. En février 2027 paraîtra Brûler bleu (MētisPresses), livre-limite où essai littéraire, fragments poétiques et personnels s’entrelacent. Cette publication sera bordée d’une performance inédite mêlant danse, dispositifs sonores, visuels et sensoriels.

À lire

Un florilège sera distribué à chaque participant.e avec des extraits de textes en lien avec la thématique.